Daniel Poliquin devient chevalier des Arts et des lettres

Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 24/06/2008 par Paul-François Sylvestre

Le 18 juin, à Ottawa, l’ambassadeur de France au Canada, Daniel Jouanneau, a rendu hommage à une personnalité franco-ontarienne du monde littéraire. Il a remis à l’écrivain Daniel Poliquin les insignes de l’Ordre des Arts et des lettres de la France, à titre de Chevalier.

M. Poliquin a rappelé qu’au moment de lancer son premier roman, Temps pascal, en 1982, ils n’étaient que quelques-uns, éparpillés dans la province, à oser prendre la plume en français, en Ontario pour s’écrire, pour se dire. «Jamais, pourtant, nous n’aurions pensé qu’un jour on parlerait de littérature franco-ontarienne.»

«Certaines mauvaises langues avaient d’ailleurs dit, à l’époque, qu’il s’agissait du chant du cygne, pour les Franco-Ontariens. Ç’a plutôt été le chant du coq!», a lancé avec une fierté évidente l’auteur de L’Écureuil noir.

Dans son mot de remerciement, Daniel Poliquin a tenu à préciser qu’il s’agissait d’une consécration, dont il n’était toutefois pas le seul récipiendaire: «C’est toute la littérature de l’Ontario français qui est ainsi honorée. Je nous sens très honorés.»

Romancier et traducteur, Daniel Poliquin est né à Ottawa le 18 décembre 1953. Il détient un doctorat ès lettres de l’Université d’Ottawa et est actuellement interprète au Parlement canadien.

Publicité

Son premier roman, Temps pascal, est paru en 1982, suivi de L’Obomsawin (1987), Nouvelles de la capitale (1987), Vision de Jude (1991), L’Écureuil noir (1994), Le Canon des Gobelins (1995), L’Homme de paille (1997), Le Roman colonial (2001) et La Kermesse (2006).

Daniel Poliquin a aussi traduit certains des auteurs les plus populaires au Canada, notamment Mordecai Richler, W.O. Mitchell et Matt Cohen. On lui doit aussi la traduction de deux romans du célèbre écrivain américain d’origine canadienne-française, Jack Kerouac.

En 1994, Daniel Poliquin a remporté le Prix du Salon du livre de Toronto pour L’Écureuil noir. En 1999, le Prix Trillium couronnait L’Homme de paille. À deux reprises, il a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général: L’Écureuil noir (1994) et L’Homme qui voulait boire la mer (traduction, 2006).

Daniel Poliquin a été fait chevalier de l’Ordre de la Pléiade en 1999 et a reçu l’Ordre du Canada en 2004. Il défend depuis longtemps la cause de la minorité francophone en Ontario.

Auteur

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur