Coup d’œil sur le pays des cèdres

Tyr et le château de Beaufort, p. 70.
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Le pays des cèdres, c’est le Liban, un État souverain dont on ne parle guère, même s’il est situé dans une zone très agitée de l’Est méditerranéen, en bordure de la mer elle-même.

Les cèdres

Les cèdres sont des arbres majestueux qui sont la fierté et la gloire naturelle du Liban. On trouve ainsi un cèdre au centre du drapeau et des armoiries du Liban, et il apparaît aussi sur les pièces de monnaie du pays. C’est assez dire la place importante que les cèdres tiennent dans ce pays.

Et, soit dit en passant, les haies ou les arbrisseaux décoratifs que l’on peut voir dans l’est du Canada ne sont pas des cèdres, comme on le dit souvent par erreur, mais des thuyas.

«Les conifères utilisés pour confectionner des haies taillées sont les thuyas (Thuya occidentalis)…Pour des raisons historiques, on les appelle cèdres, mais leur vrai nom est thuya du Canada.» (Wikipédia)

Un cèdre du Liban

Le nom du pays

Le nom Liban signifiant «blanc» ou «lait», en référence au manteau neigeux qui recouvre les montagnes libanaises en hiver, un paysage très particulier dans ce Proche-Orient si aride où l’eau est rare.

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On trouve le nom Liban dans trois des douze tablettes de l’Épopée de Gilgamesh (2900 av. notre ère, L’Express 22 mai 2017)), dans des textes de la bibliothèque d’Ebla, ancienne ville de la Syrie des IIIe et IIe millénaires av. n. ère, ainsi que dans la Bible, où il est mentionné 71 fois.

Le drapeau du Liban

Les Phéniciens

En dehors des périodes préhistoriques, les richesses du Liban, en eau notamment, ont toujours attiré des conquérants, sans parler de sa situation maritime.

Les Phéniciens, un peuple d’origine cananéenne, grand utilisateur de la mer, s’y étaient installés et ont dominé la région et le commerce maritime pendant plusieurs siècles. Ils ont fondé plusieurs villes sur le pourtour de la Méditerranée dont Carthage, Palerme, Cadix, Tanger, et occupé des îles, Chypre, Sardaigne, Sicile, Palma, Ibiza, etc.

Les Perses

S’en est suivi l’avènement de Cyrus II le Grand, un empereur perse. Après 200 ans de domination perse, les Grecs, avec Alexandre le Grand, attaquent et assiègent Tyr, la plus grande ville, en 332 av. n, ère, durant sept mois..

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Les Occidentaux

Les Croisés venus d’Europe s’étaient installés à leur tour dans cette région dès le XIIe siècle. Au XIXe siècle, le Liban s’est trouvé pris dans le conflit Turquie-Égypte, auquel se mêlent les puissances occidentales: le 2 octobre 1839, la flotte anglaise anéantit la ville de Beyrouth.

Entre 1915 et 1918, de 120 000 à 200 000 personnes (soit un tiers de la population) meurent d’une famine provoquée par une invasion de sauterelles, par le blocus imposé au Liban par la Triple-Entente, alliance militaire de la France, du Royaume-Uni et de la Russie, par les réquisitions des troupes d’occupation ottomanes.

Les ruines der la basilique de Deir el Qalaa, p. 35.

Indépendance

Le pays déclare son indépendance le 22 novembre 1943, dans les frontières du Grand Liban de 1926, après des manifestations. Présenté pendant les années 1950 à 1970 comme la «Suisse du Moyen-Orient», par la présence de nombreuses banques, le Liban connaît alors un fort développement de son économie, de ses infrastructures et de son État.

Le sarcophage de Marsyas, fils d’Olympos, p. 49.

Période moderne

La France avait reçu un mandat sur le Liban de la Société des Nations en 1920. Le Liban moderne et ses principales institutions furent donc créés et développés par la France jusqu’à l’indépendance du Liban en 1943.

Mais le pays a aussi connu des tensions sociales et a subi les conséquences de la création d’Israël qui, dès 1948, cause l’afflux de 120 000 Palestiniens. De par sa situation géographique, le Liban s’est plus ou moins trouvé concerné ou impliqué dans des affrontements régionaux et l’arrivée de réfugiés causée par l’instabilité actuelle de toute cette région du Proche-Orient.

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Une découverte inédite: des pressoirs à quatre fouloirs, p. 37.

Découvertes

L’archéologie conserve toute sa place au Liban, si bien que les éditions Faton publient tout un Dossier d’archéologie, no 392, avril 2019, consacré aux Nouvelles découvertes faites dans ce pays.

Sont présentés des articles comme ceux-ci: Les grandes étapes du passé libanais, La direction générale des antiquités, Les musées d’archéologie du Liban, Un sanctuaire rural près de Beyrouth (la capitale), Sidon 20 ans d’archéologie, Un sanctuaire phénicien à Tyr…et d’autres encore.

Une revue passionnante pour découvrir un pays qui ne saurait nous laisser indifférents. Et une lecture agréable émaillée par les très nombreuses illustrations qui ornent chaque page: impossible de les décrire: il y en a plusieurs par page ou une ou deux, mais de grand format.

Synthèse

«Les Dossiers d’Archéologie ont l’occasion de faire état des découvertes les plus récentes… Alors que la capitale, Beyrouth, connaît une activité d’archéologie préventive parmi les plus intenses du monde et que diverses missions scientifiques sont déployées sur le terrain, le Liban présente l’image d’un pays qui offre une belle place à son patrimoine.» (Éditeur)

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