Congo: là où le soleil est roi

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Un jour quelqu’un m’a dit «On voit toujours le soleil au Congo».

À ce moment, le fait que mon voyage soit prévu en pleine saison des pluies me faisait douter de la véracité de ce qui pourrait être un excellent slogan touristique pour ce pays à cheval sur l’Équateur.

Quatorze jours plus tard, force est de constater que le soleil est effectivement omniprésent en République démocratique du Congo (RDC), même qu’il est très courant d’utiliser ce qui nous sert de parapluie ici pour se protéger des rayons solaires.

Lien canadien

Après avoir fait une quinzaine d’heures d’avion pour atteindre Kinshasa, c’est à ma plus grande surprise qu’on m’a offert une bouteille d’eau dont l’étiquette indiquait «Canadian Pure».

Au départ, j’ai cru que c’était un sympathique clin d’oeil de mes hôtes à mon pays d’origine. Au fil des jours passés en terre congolaise, je me suis plutôt rendue compte qu’il était monnaie courante pour certaines entreprises de surfer sur un hypothétique lien avec le Canada alors qu’elles n’ont de canadien que le nom.

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Étrangement, les similitudes entre le Canada et la RDC ne se résument pas à la présence de la feuille d’érable sur des produits commerciaux. En fait, si on remonte aux années 1960, à l’aube de son indépendance, la République démocratique du Congo était au même rang que le Canada lorsqu’il était question de leur produit intérieur brut.

Faune et flore

Principalement connue pour la richesse de son sous-sol, la RDC se distingue également pour sa faune. On y retrouve entre autres les seules populations d’okapi, un mammifère dont l’apparence renvoie à la fois à la girafe et au zèbre, et de singes bonobos, la catégorie de primates qui sont génétiquement les plus proches de l’humain.

Bien que ses espèces animales uniques lui assurent une certaine notoriété, la flore du Congo n’est pas en reste. Plus délicieux les uns que les autres, les mangoustans et les matonges ne sont que quelques exemples des fruits exotiques qu’on ne retrouve pas sur les tablettes de nos supermarchés.

La végétation luxuriante autant dans la capitale, le long de la route Nationale 2 et dans la ville de Kikwit impressionne non seulement par sa présence, mais par sa diversité. Il n’est donc pas surprenant de voir la place que les Congolais réservent aux plantes dans leur gastronomie.

En fonction de sa variété, les palmiers peuvent entre autres produire de l’huile ou du vin de palme. Une polyvalence qui caractérise également les plantes de manioc, dont on consomme à la fois les feuilles et les racines.

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Innovation

Trait distinctif des Congolais, la volonté d’innover leur permet de se démarquer dans certains domaines, tels que la rumba et ce qu’ils appellent la SAPE, soit la Société des ambianceurs et des personnes élégantes.

Soulignons au passage que celui qui était surnommé «le roi de de la SAPE» puisqu’il en était la principale figure, l’artiste chanteur Papa Wemba, est décédé sur scène en plein spectacle en avril dernier.

Ne se limitant pas au secteur culturel pour faire preuve d’avant-gardisme, les Congolais ont transformé la gestion de la circulation automobile en un exemple d’innovation.

Quoique la majorité des 12 millions d’habitants de Kinshasa privilégie le transport en commun pour se déplacer, la circulation automobile demeure un enjeu pour la capitale. Faisant d’une pierre deux coups, une ingénieure congolaise a conçu rien de moins que des robots qui régulent la circulation tout en donnant un cachet particulier aux intersections.

Joie de vivre

Plus que le soleil, c’est d’abord l’accueil et la joie de vivre des gens qui l’habitent qui rend ce pays si chaleureux. Fidèles à leur héritage belge, les Congolais accordent une place de choix aux différentes bières locales lorsque vient le temps de se désaltérer.

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Peuple fier, ils se font un plaisir de faire découvrir les trésors qui se cachent dans leur pays. Que ce soit les rencontres pour déguster arachides fraîches et viande de chèvre grillée ou la visite spontanée du parc animalier en bordure de la route Nationale 2 à la hauteur de Munzabala, les occasions de passer un bon moment ne manquent pas.

Si une escapade à Kikwit, située à 520 kilomètres de la capitale, m’a permis d’avoir un aperçu de la savane congolaise et d’apprécier la majestueuse rivière Kwilu, il reste que je n’ai vu qu’une infime partie de ce qui est le deuxième plus grand pays d’Afrique en superficie. Plusieurs voyages seront nécessaires pour réussir à prendre la mesure de tout ce que ce pays a à offrir sur les plans touristique et humain.

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