Condamnations injustes : John Grisham s’attaque à un système pourri

John Grisham, Les oubliés
John Grisham, Les oubliés, roman traduit de l’anglais par Dominique Defert, Paris, Éditions JC Lattès, 2021, 416 pages, 32,95 $.
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La quarantaine de romans de John Grisham, grand auteur de thriller contemporain, s’est vendue à plus de 100 millions d’exemplaires. Son tout dernier, The Guardians, ou Les oubliés en français, illustre comment «il est facile de condamner un innocent et quasiment impossible de le disculper ensuite».

Avec Les Oubliés, publié aux Éditions JC Lattès, on plonge dans un système où une justice lente est un déni de justice.

John Grisham en Floride

John Grisham décrit avec brio comment la prison est un cauchemar pour ceux qui la méritent et un combat de chaque jour pour ne pas perdre l’esprit dans le cas des innocents.

L’action se déroule principalement en Floride. Un jeune avocat est tué à coups de fusil alors qu’il travaille un soir dans son bureau. L’assassin ne laisse aucun indice. Il n’y a aucun témoin, aucun mobile.

Cela n’empêche pas la police de trouver un suspect dans la personne de Quincy Miller, un homme noir et ancien client du jeune avocat. Il est jugé et condamné à une peine de réclusion à perpétuité. Pendant 22 ans, il se morfond en prison et ne cesse de clamer son innocence.

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John Grisham s’inspire des Anges Gardiens

Le narrateur du roman est Cullen Post, avocat et ancien pasteur de l’Église épiscopale, qui travaille pour les Anges Gardiens.

Dans une longue note, John Grisham écrit qu’il a découvert, une quinzaine d’années passées, les Centurion Ministries, un groupe de défense de gens innocents injustement condamnés. Il a été fondé par un ancien aumônier de prison.

L’auteur s’est inspiré de ce groupe, à qui plus de soixante prisonniers doivent leur liberté à ce jour, pour imaginer  les Anges Gardiens» dans Les oubliés. Le col romain sera plus utile à Cullen que sa toge d’avocat.

Presque tous les témoins ont menti

Miller se tourne vers les Anges Gardiens, et Post se porte à la défense de cet innocent injustement incarcéré.

La tâche n’est jamais facile chez John Grisham.

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Ici, durant le procès, des gens se sont parjurés, des policiers ont fabriqué de fausses preuves, des experts ont induit le jury en erreur, et des procureurs ont suborné des témoins.

Presque tous les témoins de l’accusation ont menti. On a eu recours à des analyses factuellement fausses, scientifiquement ineptes et parfaitement irresponsables d’un point de vue éthique et juridique.

Avec le coaching de policiers et de l’accusation, des mouchards sont très convaincants devant le jury.

Deux millions d’Américains en prison

Le roman nous apprend qu’il y a, aux États-Unis, environ deux millions de personnes sous les verrous, et qu’il faut un million d’employés pour s’occuper d’eux. On découvre aussi que les meurtres sont monnaie courante dans les établissements pénitenciers.

Les hommes en cage ne font pas juste inventer systématiquement de nouvelles façons de faire souffrir leurs congénères. Cela peut aller jusqu’à éliminer une personne à l’intérieur des murs de la prison pour l’empêcher d’être disculpé.

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John Grisham fait dire à Post comment «c’est fou le nombre d’anecdotes que des avocats pompettes ont à raconter».

Résultat: on a droit à moultes digressions. Et c’est fou aussi le nombre de pistes que Post doit suivre. Elles semblent abonder dans le seul but de remplir 400 pages.

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