Après avoir présenté le regard de deux étudiants québécois sur la France au milieu des années 1930, dans le premier tome d’Un Canadien à Paris, Jean-Pierre Charland offre un nouveau tome intitulé La débâcle. Il nous plonge maintenant dans les débuts de la Seconde Guerre mondiale.
L’action se déroule entre le 27 décembre 1937 (615 jours avant la guerre) et le 25 juin 1940 (297e jour de la guerre). Nous renouons contact avec Théo et sa sœur Ophélie. Le premier est devenu troisième secrétaire à la légation canadienne à Paris. La seconde a donné son cœur à un jeune professeur de lycée.
Le Canada est un dominion
Comme le Canada est un dominion, la couronne britannique ne lui accorde pas le droit d’établir des relations diplomatiques formelles avec des États étrangers. La légation canadienne à Paris a un ministre plénipotentiaire qui se rapporte au Haut-Commissaire du Canada à Londres. Elle suit «l’ambassade de la mère patrie comme les cannetons derrière la canne».
Ophélie apprend qu’elle peut se marier à la mairie, ce qui lui fait dire que «le monde entier ne vit pas sous les soutanes des curés». En vivant en France, elle se tient ainsi à distance des bondieuseries.
La diplomatie des terrasses
Théo se retrouve constamment dans des lieux de bouffe pour discuter de questions politiques avec des agents diplomatiques. On le voit tantôt assis à la terrasse d’un café des Champs-Élysées ou du boulevard Saint-Germain, tantôt dans un restaurant avenue de La Bourdonnais ou avenue Montaigne. Les échanges et partages de renseignements se font autour d’une bière et d’un plat succulent.


