Un grand-parent dont le bagage de connaissances peut être utile à son groupe, ça n’existe pas seulement chez les humains. Beaucoup d’études ont révélé chez diverses espèces animales l’existence de tels individus, capables de contribuer à la survie même de leur groupe.
En 2024, l’écologiste australien Keller Kopf avait inventé à leur sujet le terme «conservation de la longévité».
C’était une façon de souligner le fait qu’en matière de conservation de la nature, se concentrer uniquement sur le nombre d’individus à protéger serait trop limitatif. Il faudrait travailler à préserver la «pyramide des âges», parce que l’expérience acquise par les plus vieux est sans égal.
Éléphants et baleines
Cela va de l’éléphant âgé qui conduit son groupe à un ancien point d’eau lorsque tous les autres sont asséchés, jusqu’à l’animal qui s’est bâti avec le temps un solide système immunitaire, en passant par les vieilles baleines et leur expérience des routes migratoires, ou les grands-parents de plusieurs espèces qui contribuent à protéger les petits.

