Bref historique du gentilé Franco-Ontariens, Franco-Ontariennes

gentilé franco-ontarien
Le sénateur Gustave Lacasse (1890-1953) est le premier à avoir utilisé publiquement le terme «Franco-Ontariens», en 1937. Photo: Université d’Ottawa, CRCCF, Fonds Gustave-Lacasse (P37), Ph37-4, photo Larose.
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Le gentilé est le nom donné aux gens d’un lieu, d’un village, d’une ville, d’une région, d’une province, d’un pays ou d’un continent, par référence à leur lieu d’habitation. Exemples: Sudburois/Sudburoises, Ontariens/Ontariennes, Canadiens/Canadiennes. C’est en janvier 1910 qu’a lieu le Congrès d’Éducation des Canadiens-Français d’Ontario. On ne parle pas encore des Franco-Ontariens.

Ce terme ou gentilé est mis en évidence par le journaliste Victor Barrette (1888–1958), du quotidien Le Droit (Ottawa), lorsqu’il publie en 1947 une sorte de guide patriotique des Canadiens-Français de l’Ontario, qu’il intitule Moi, Franco-Ontarien: mes devoirs, mes droits (Société historique du Nouvel-Ontario, collection Documents historiques, no 2, 1947).

Le sénateur Gustave Lacasse

La mention du mot «Franco-Ontarien» remonte toutefois à plus loin que 1947.

Dix ans plus tôt, lors du Deuxième Congrès de la langue française au Canada, le sénateur Gustave Lacasse, du Sud-Ouest ontarien (Tecumseh), parle de Napoléon-Antoine Belcourt comme «chef respecté des Franco-Ontariens».

Il ajoute que la contribution du père Charles Charlebois, o.m.i. (Le Droit) et de Samuel Genest (Commission des écoles séparées d’Ottawa), «marque une étape de notre épopée franco-ontarienne».

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Les États généraux du Canada français

Le gentilé Franco-Ontariens/Franco-Ontariennes n’est cependant pas généralement retenu avant le début des années 1970.

Les États généraux du Canada français (1966-1969) sonnent le glas de l’ère canadienne-française lorsque les francophones du Québec décident de s’identifier désormais comme Québécois et Québécoises.

Les Canadiens français hors du foyer principal voient là une occasion de s’afficher eux aussi de manière distincte.

Les Éditions Prise de parole

C’est probablement dans le milieu culturel, voire littéraire, qu’on a le plus rapidement parlé d’identité franco-ontarienne.

Les Éditions Prise de parole, à Sudbury, publient leur premier ouvrage en 1973 et affichent clairement leurs couleurs en clamant haut et fort que la maison «se met au service de tous les créateurs littéraires franco-ontariens».

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Ce n’est qu’en 2004 que l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) modifie son nom pour devenir l’Assemblée des communautés franco-ontariennes. Elle devient l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) en 2006.

Jour officiel depuis 2010

C’est seulement en 2010 que le 25 septembre est devenu le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes. La loi sur cette journée officielle a été adoptée à l’unanimité le 26 avril 2010 par l’Assemblée législative.

Tous les ans, ce jour reconnaît la contribution de la communauté francophone de l’Ontario à la vie culturelle, sociale, économique et politique de la province. La proclamation de cette journée est une action concrète de la province pour soutenir la communauté franco-ontarienne.

Gentilés franco-canadiens

Québec : Québécois, Québécoises

Nouveau-Brunswick : Acadiens, Acadiennes

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Nouvelle-Écosse : Acadiens, Acadiennes

Île-du-Prince-Édouard : Acadiens, Acadiennes

Terre-Neuve : Franco-Terreneuviens, Franco-Terreneuviennes

Ontario : Franco-Ontariens, Franco-Ontariennes

Manitoba : Franco-Manitobains, Franco-Manitobaines

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Saskatchewan : Fransaskois, Fransaskoises

Alberta : Franco-Albertains, Franco-Albertaines

Colombie-Britannique : Franco-Colombiens, Franco-Colombiennes

Yukon : Franco-Yukonnais, Franco-Yukonnaises

Territoires du Nord-Ouest : Franco-Ténois, Franco-Ténoises

Nunavut: Franco-Nunavois, Franco-Nunavoises

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