Le 22 novembre 1963, l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy crée un mythe et, avec lui, toutes les théories complotistes. Pour comprendre cette page d’histoire, Philippe Pelaez remonte aux sources du clan Kennedy(s), titre d’un roman graphique de plus de 500 pages.
En voulant raconter l’ascension puis la fin tragique du 35e président des États-Unis, Philippe Pelaez a été amené à se pencher sur Joseph Patrick Kennedy, le père, personnage cynique et odieux capable de frayer avec les hommes les plus puissants comme avec les plus ambigus.
Une dynastie
Il brosse le portrait d’un patriarche «fasciné par l’argent, le pouvoir et les femmes, fondateur d’une dynastie amenée à marquer au fer rouge l’histoire des États-Unis mais aussi celle du monde».
L’ouvrage nous apprend que Joe Kennedy voyait ses racines irlandaises comme une tare faisant obstacle à une ambition personnelle démesurée. Cherchant la proximité de la classe supérieure protestante et son intégration parmi l’élite bostonienne, le pragmatique Joe est prêt à tout: «manipulations financières, coups tordus, collusion avec la mafia».
Au cours de ses quatre années de recherche et de rédaction, l’auteur s’était promis d’être objectif et sans concession.


