L’artiste métisse Geneviève Pelletier a livré une réflexion intime sur l’identité et les langues, ainsi que sur ses engagements artistiques et politiques lors d’une conférence à l’Université d’Ottawa, le 27 mars. Son leitmotiv: le dialogue.
«La flamme politique qu’il y a à l’intérieur de moi, ça fait juste partie de mon ADN.»
Ancienne directrice artistique du Théâtre Cercle Molière à Winnipeg, au Manitoba, elle participait à la conférence «Quand francophonie et autochtonie font bon ménage», co-organisée par le Centre de recherche sur les francophonies canadiennes (CRCCF).
L’occasion était bonne pour elle de revenir sur son héritage et l’identité métisse. «Les Métis, c’est un peuple politique, qui s’est affirmé haut et fort depuis les années 1700, quand les premières rencontres se sont faites entre – on va dire – la femme autochtone et l’homme européen, et a créé cette nation.»
«Il y a toujours eu une volonté d’affirmer des droits […], de vouloir trouver un lieu de rencontre entre nous, les gens qui sont issus des plusieurs nations. Parce qu’on pourrait dire que quelqu’un qui est Métis peut être Anishinaabe, Cris, Dakotas, francophone, peut avoir de l’anglophonie; c’est un peu les mélanges qui se sont continués à travers les siècles.»




