La Turquie: étonnant carrefour des civilisations

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Publié 14/08/2012 par Paul-François Sylvestre

Peu de pays peuvent se targuer d’être assis sur deux continents. C’est le cas de la Turquie qui est située à 96% en Asie (Anatolie) et à 4% en Europe (Thrace). Cette situation en fait un carrefour des civilisations et des religions.

J’ai visité la Turquie du 21 juillet au 5 août, en pleine canicule (37-39 degrés le jour, environ 30 degrés la nuit).

C’était aussi en plein ramadan; certains hôtels et restaurants ne servaient pas d’alcool. J’ai été choyé d’avoir un guide qui parlait bien le français et qui maîtrisait parfaitement l’histoire locale, régionale et nationale de son pays.

La Turquie a tout pour plaire: mer et montagnes, soleil et neige, sites historiques reconnus par l’UNESCO, bouffe exquise.

Partout on est accueillis avec un sourire et un verre de thé. On mange bien dans ce pays qui est autosuffisant en céréales, viande, fruits et légumes.

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Le turc est la seule langue officielle et il est écrit en alphabet latin depuis 1928. On y trouve cependant une cinquantaine de langues et dialectes différents, ainsi que neuf alphabets. Le mot «turc» signifie «fort»; sa première apparition remonte à environ 1328 av. J.-C.

Mon voyage a commencé à Ankara, la capitale, et s’est terminé à Istanbul, la métropole.

Un de mes premiers arrêts s’est fait au Lac Salé, le deuxième plus grand lac de la Turquie (70 km x 50 km).

Il a 7,5 m de profondeur; en hiver, un mètre d’eau recouvre ses 7 m de sel. En été, on se promène sur une immense surface de sel durci.

J’ai visité Cappadoce et ses étonnantes structures géologiques. La Vallée blanche est surnommée «la Vallée de l’amour» en raison des nombreuses tours de forme phallique.

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En voyant ses énormes pénis, une collègue québécoise dans mon groupe m’a dit: «si c’est bon pour minou, c’est aussi bon pour pitou».

Arrêt obligatoire à Konya, renommée pour ses derviches tourneurs et pour le Caravansérail Sultanhani. L’intérieur de cet édifice très bien conservé ressemble à une cathédrale… pour chameaux.

À Aspendos, j’ai grimpé au sommet d’un petit théâtre romain (10 000 places); on dit qu’il est le mieux conservé au monde. J’ai cru entendre Guy Mignault me lancer depuis la scène son fameux «Sois heureux!».

Je me suis bien entendu arrêté à Éphèse. Pendant plus d’un millénaire, cette ville fut un grand centre du monde païen puis, dans les premiers siècles de notre ère, elle devint un des foyers du christianisme. Saint-Paul visita Éphèse deux fois, en 53 et 55; Saint-Jean y vécut aussi et c’est là qu’il rédigea son évangile.

Comme tout touriste à Istanbul, j’ai visité la Mosquée bleue et Sainte-Sophie (qui est aujourd’hui un musée, probablement le plus grand au monde). Je n’ai pas fait l’expérience du bain turc; mes collègues qui y sont allés ont eu droit plus à un lavage qu’à un massage.

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À Istanbul, tout le monde a quelque chose à vendre. Les vendeurs y sont plus agressifs qu’à Ankara, Cappadoce, Konya ou Antalya.

Le Grand Bazar s’étend sur 60 000 m2, compte 60 quartiers, renferme 3600 boutiques et trois mosquées. Il serait le plus grand marché couvert au monde.

Saviez-vous que…

• Plus de 90% de la population turque est musulmane. La liberté de culte permet de voir dans une même ville des mosquées, synagogues et églises (catholique, orthodoxe, arménienne, protestante).

• Le turquoise est la pierre officielle de la Turquie, plus bleue que celle de la Chine, de l’Iran ou des États-Unis.

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• L’éducation est obligatoire et gratuite pendant 12 ans. Les écoliers ont le même prof pendant les quatre années du primaire et l’anglais s’enseigne à partir de la 4e année. Chaque ville a son université et certains grands centres comme Istanbul, Ankara et Izmir en compte une dizaine, voire plus.

• Ankara est la capitale et elle abrite le Musée des civilisations anatoliennes qui fut déclaré meilleur musée d’Europe en 1997.

• Istanbul est la seule ville à cheval entre l’Europe et l’Asie; trois millions de ses seize millions de résidents traversent d’un continent à l’autre pour travailler. Deux ponts enjambant le Bosphore et relient les deux continents.

Auteur

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

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