Hommage aux quatre soldats morts sur la base militaire de Wainwright

Cette semaine dans l’actualité politique canadienne

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Le drapeau canadien était en berne cette semaine et la Chambre a ajourné ses travaux jusqu'à mardi 27 octobre, en hommage au quatre soldats morts et aux 39 autres blessés dans la tragédie de l’incendie de la base de Wainwright en Alberta. Photo sur X: le ministre de la Défense, David McGuinty, avec la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, et le major-général Wade Rutland.
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Publié 23/10/2026 par Inès Lombardo

La Chambre des communes a observé une minute de silence ce lundi 19 octobre, en hommage aux victimes de l’incendie survenu le samedi 17 à la base militaire de Wainwright, en Alberta, et a suspendu ses travaux pour la journée.

Quatre militaires sont morts: le sergent Morgan Wong, d’Edmonton; les soldats Shaun Farrell, de Prince Albert; Hayden Lykkemark, de Langley; et Aidan Goulding, de North Vancouver. Trente-neuf soldats ont été blessés.

Le premier ministre Mark Carney a indiqué que les circonstances de la tragédie restent floues.

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Une tradition à Wainwright: on accueille des régiments de soldats venus s’entraîner à la base militaire. Photo: page Facebook de la municipalité

Un feu de broussailles s’était déclaré à environ un kilomètre de la zone d’entraînement. Le commandement en était informé depuis plusieurs heures. Il avait été jugé suffisamment maîtrisé pour que l’entraînement continue.

Poussé par des vents violents, l’incendie a parcouru ce kilomètre en moins d’une minute jusqu’aux soldats. La cause initiale de l’incendie est inconnue.

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Enquêtes : La cheffe d’état-major de la Défense du Canada, la générale Jennie Carignan, a indiqué que trois enquêtes sont en cours: celles de la police militaire, du coroner de l’Alberta et du Service des incendies. Elle a promis de rendre publiques les conclusions, tout en protégeant la vie privée des personnes concernées.

Tous les responsables politiques des partis de l’opposition ont rendu hommage aux soldats.

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Démonstration au public à la base militaire de Wainwright. Photo: page Facebook de la municipalité

Selon une association d’employés, Mark Carney «attaque» le français

L’Association canadienne des employés professionnels (ACEP) a mené cette semaine des négociations pour les langagiers et langagières fédéraux. Elle réclame de meilleures conditions de travail et un encadrement strict de l’intelligence artificielle (IA) dans la traduction.

Ambivalence : Son vice-président aux relations de travail, Antoine Hersberger, accuse Mark Carney de défendre les droits linguistiques à l’étranger tout en affaiblissant les services en français au Canada.

Dans une déclaration envoyée par courriel à Francopresse, il dénonce les compressions, la sous-traitance, les outils d’IA peu fiables et les charges de travail excessives. Selon lui, les erreurs de l’IA pourraient avoir de graves conséquences pour la population.

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La commissaire aux langues officielles, Kelly Burke, a affirmé dans son rapport dévoilé il y a deux semaines qu’une lentille francophone devait absolument être intégrée à la Stratégie d’intelligence artificielle du gouvernement. Pour l’instant, ce n’est pas le cas.

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Un panneau de la campagne de l’ACEP. Photo: courtoisie ACEP

Campagne publicitaire : L’ACEP mène en parallèle une campagne qui cible les «attaques de Mark Carney contre la langue française». Pour que le premier ministre «cesse son double discours sur l’importance du bilinguisme, et s’engage à garantir à l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens un accès égal aux services, dans la langue de leur choix», affirme l’ACEP dans un communiqué.

Des publicités sont visibles au Québec et dans la région d’Ottawa, en lignes et dans les rues, pour exiger du premier ministre canadien qu’il «cesse de tenir des paroles creuses sur la Loi sur les langues officielles».

Le monde de la culture fait des recommandations à Ottawa avant le budget

La Coalition pour la diversité des expressions culturelles (CDEC) était à Ottawa cette semaine pour présenter des demandes concrètes pour le secteur culturel québécois et canadien, en vue du budget 2026, qui sera présenté le 5 novembre prochain par le gouvernement fédéral.

Dans son mémoire «Souveraineté culturelle sous pression», publié mardi, la CDEC salue d’abord la sortie de Mark Carney de la table de négociation avec les États-Unis le 22 août, au nom de la souveraineté, de la langue française et de la culture.

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contenu canadien, numérique
Pour ne pas nuire aux négociations commerciales, le Canada n’oblige pas les plateformes de diffusion à augmenter leur contenu canadien. Photo: iStock.com/simpson33

Demandes : La Coalition demande toutefois que cette fermeté se traduise par des gestes concrets: maintenir l’exemption culturelle dans la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), sans mesures de représailles, et défendre la Loi sur la diffusion continue en ligne, qu’elle juge essentielle à un financement durable de la création pour assurer un financement durable de la création, tout en préservant l’indépendance du CRTC.

Elle accueille bien les 600 millions $ d’aide d’Ottawa annoncés en juin, mais estime qu’ils ne sauraient remplacer les obligations imposées aux plateformes, et considère que le recul d’Ottawa peut encore être évité.

Journée d’opposition : Le Bloc québécois s’est emparé du sujet culturel lors de sa journée d’opposition, jeudi 22 octobre, à la Chambre des Communes, en déposant une motion pour demander au gouvernement fédéral de rétablir les redevances exigibles aux plateformes de diffusion en ligne américaines et de verser au secteur culturel les 600 millions qui lui ont été promis.

Pesticides: organisations et élus se mobilisent

Mardi 20 octobre, des députés de l’opposition, des organisations de défense de la santé et de l’environnement, des chercheurs et une victime de pesticides reconnue se sont réunis pour s’opposer au projet de loi C‑31, qui, selon eux, affaiblirait la réglementation des pesticides.

C-31, actuellement à l’étude devant le Comité permanent des finances, prévoit notamment d’abolir la réévaluation obligatoire des pesticides homologués tous les 15 ans par Santé Canada.

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Risques pour la santé : Adopté en juin, un autre projet de loi budgétaire omnibus, C‑30, a permis au gouvernement d’autoriser l’utilisation de pesticides qui ont été interdits par Santé Canada, pour des raisons de «sécurité économique et alimentaire».

La coalition dénonce un manque de transparence et un risque pour la santé humaine et l’environnement. Une pétition parlementaire demande le retrait des dispositions relatives aux pesticides du projet de loi C-31 et l’abrogation de celles qui sont prévues au projet de loi C-30. Elle a recueilli plus de 14 500 signatures.

Recul sur recul : Au rayon environnement, un autre mégaprojet de loi, C-39, mobilise les groupes de défense environnementaux. Ce 20 octobre, des élus des trois partis d’opposition ont tenu une conférence de presse aux côtés de représentants de groupes environnementaux et syndicaux pour réclamer le retrait du texte.

Plan d’action pour soutenir les industries

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, et le premier ministre ontarien, Doug Ford, ont annoncé un plan conjoint de 8,7 milliards $ pour soutenir les industries stratégiques de l’Ontario et les travailleurs touchés par les droits de douane américains.

Canada, Ontario, commerce, guerre commerciale
Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, et le premier ministre canadien, Mark Carney. Photo: capture d’écran CPAC

Pour l’acier : Un nouveau Fonds d’action conjoint (3,55 milliards $ du fédéral et 1,67 milliard $ de l’Ontario sur cinq ans) servira à diversifier la production, moderniser les aciéries et ouvrir de nouveaux marchés.

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L’acier canadien sera privilégié dans les marchés publics, une application plus stricte sera effectuée contre le dumping. Un groupe de travail Canada-Ontario sur la compétitivité du secteur a été annoncé, mais aucune date de création n’a été dévoilée lors de la conférence de presse.

Pour l’automobile : 2,5 milliards $ sur deux ans (1,5 milliard $ d’Ottawa, 1 milliard $ de la poche de l’Ontario) aideront les constructeurs à moderniser leurs chaînes de production pour les véhicules connectés et électriques.

Les normes d’émissions de CO2 des véhicules légers seront maintenues aux niveaux de 2026 jusqu’aux modèles 2029, avant de reprendre leur hausse annuelle en 2030.

Pour les minéraux critiques : Ottawa égalera la mise de l’Ontario, jusqu’à 1 milliard $ sur trois ans, afin de développer les routes du Cercle de feu, avec un processus de permis coordonné, l’identification de projets prioritaires pour le financement fédéral et un autre groupe de travail pour collaborer avec les Premières Nations, notamment sur les options de conservation autochtone.

– Avec des informations de Julien Cayouette et de Camille Langlade.

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