En quatre séances, 32 personnes représentant 23 organismes ont comparu récemment devant un comité parlementaire pour demander au gouvernement fédéral de repenser en profondeur le système d’accès à la recherche, pour que les chercheurs francophones aient la même place que leurs pairs anglophones.
Ils publient en anglais, car ils pensent avoir plus de chances de décrocher des bourses pour leurs recherches.
Ils sont moins accompagnés, ont moins de places et doivent parfois même déménager en dehors de leur province d’origine pour le Québec ou le Nouveau-Brunswick – voire un autre pays – afin de voir leurs recherches publiées dans leur langue.
Telle est la réalité des chercheurs et chercheuses francophones du Canada. Une réalité qu’ont dénoncée des dirigeants d’universités et de collèges francophones, de presses universitaires; des fédérations de professeurs d’université et des chercheurs eux-mêmes, devant le Comité permanent de la science et de la recherche de la Chambre des communes.
Le Comité les entendait sur le rapport du groupe consultatif externe sur la création et la diffusion d’information scientifique en français, du 24 septembre au 8 octobre.









