Icône américaine de la deuxième vague féministe, Gloria Steinem, décédée le 2 septembre à l’âge de 92 ans, est l’autrice de My Life on the Road (2015). Entre autobiographie, récit de voyage et manifeste politique, ses Mémoires révèlent comment une «vie en mouvement» a contribué à faire émerger un mouvement social.
Dans My Life on the Road, publié à l’âge de 81 ans (la traduction française est parue en 2019), Gloria Steinem revient sur les déplacements qui ont rythmé sa vie militante et façonné sa pensée. Si les récits de voyage mettent souvent en scène un «sujet errant» et un «moi vagabond», Steinem fait de la route un espace de réflexion politique et collective autant qu’un lieu d’accomplissement de soi.
Un état d’esprit
Sa philosophie nomade, ou on-the-road state of mind comme elle la nomme, repose sur une disposition d’esprit ouverte au monde, à l’imprévu et aux rencontres.
Le voyage devient alors un espace d’écoute et de lien. Là où Jack Kerouac célèbre, dans son On the Road (1957), une quête essentiellement individuelle de liberté, Steinem fait de la route un lieu d’échanges et de construction collective.


