Français langue de travail à la Défense: perte nette de 107 unités

Cette semaine en politique fédérale

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Des militaires canadiens. Photo: DepositPhotos.com
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Publié 21/08/2026 par Inès Lombardo et Julien Cayouette

Cette semaine, l’actualité en politique fédérale apporte un chiffre précis sur le recul du français comme langue de travail à la Défense. Les retombées du projet de TGV défendue par Alto. Entente de principe entre Terre-Neuve-et-Labrador et le Québec. Des tarifs américains repoussés. Un projet colonisateur d’Israël condamné.

Depuis l’entrée en vigueur d’une nouvelle directive linguistique en janvier 2025, le ministère de la Défense nationale a modifié le statut linguistique de 348 unités du ministère et des Forces armées canadiennes.

Au total, 203 unités sont passées du bilinguisme à un statut unilingue, dont 174 anglophones et 29 francophones, tandis que 145 unités sont devenues bilingues.

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Se tirer dans le pied, selon Bado.

Recul pour le français : Le bilan représente une perte nette de 107 unités où le français est une langue de travail, alors que 49 unités supplémentaires ont ajouté l’anglais.

Le ministère explique ces changements par des difficultés à respecter les obligations linguistiques dans certaines régions unilingues et pour s’aligner sur les mêmes régions linguistiques que le reste de la fonction publique fédérale.

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La directive est toutefois critiquée par des groupes francophones et des partis d’opposition, qui craignent un recul du français au sein des Forces. Une pétition sur le sujet a été lancée le 19 août.

Le ministre de la Défense, David McGuinty, a ordonné un examen et une révision de la directive, sans toutefois la suspendre pour l’instant. Des plaintes ont aussi été déposées auprès du Commissariat aux langues officielles.

Résultats partiels des consultations sur le TGV

Dans une mise à jour sur les retombées économiques publié le 20 août, Alto défend la pertinence du projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto, malgré son coût estimé entre 60 et 90 milliards $.

Les avantages selon Alto : Selon l’analyse de la firme, un TGV coûterait au maximum 20% de plus qu’un train à grande fréquence, mais générerait des retombées économiques et sociales supérieures, jusqu’à une hausse du PIB de 24,5 milliards $, des économies de temps de transport et une réduction des accidents et des émissions de CO2.

Avec un bassin de 15 millions d’habitants, Alto estime que le corridor pourrait attirer jusqu’à 17 millions de passagers par an dès les premières années, puis jusqu’à 24 millions en 2055. L’entreprise prévoit une rentabilité sur les 40 premières années d’exploitation.

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Projections provisoires : un plan d’affaires plus précis, fondé sur des données actualisées, doit être présenté en 2027. Le gouvernement fédéral maintient pour l’instant son appui au projet.

TGV Alto
Deux rapports d’Alto issus des consultations avec la population, dont un avec les communautés autochtones, ont été publiés à l’avantage du projet de TGV entre Québec et Toronto. Illustration: altotrain.ca

Une entente énergétique entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador

Une entente-cadre conclue entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador prévoit le développement des projets hydroélectriques de Churchill Falls et la construction de Gull Island, avec des investissements d’Hydro-Québec qui pourraient atteindre 70 milliards $.

À la fois le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador obtiendraient davantage d’électricité que dans la première version de l’entente.

Entente de principe : Ottawa prévoit un investissement d’environ 10 milliards $. Pour l’instant, l’accord est une entente de principe. Des consultations avec les communautés autochtones et plusieurs modalités doivent être réglées avant une ratification prévue au plus tard en mars 2027.

À Terre-Neuve-et-Labrador, le premier ministre Tony Wakeham, qui avait fait rouvrir les négociations après avoir rejeté l’entente de 2024, présente le nouvel accord comme une amélioration majeure pour sa province.

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Les emplacements des projets de Churchill Falls et Gull Island inclus dans la nouvelle entente de collaboration pour la production d’électricité entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador. Image: Google Map

Pas de tarifs, mais une entente encore floue

Mardi, le président des États-Unis, Donald Trump, a finalement repoussé de trois jours la vague de tarifs douaniers qu’il prévoyait appliquer sur une gamme de produits canadiens le 19 août.

Toutefois, à l’heure d’écrire ces lignes, les premières ministres du Québec et du Nouveau-Brunswick ont affirmé ne pas encore connaître les détails de l’entente conclue entre le Canada et les États-Unis pour éviter ces tarifs.

Pour la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, la question de remettre l’alcool américain n’est envisageable que si tous les tarifs sur l’aluminium, le bois d’œuvre et les véhicules électriques canadiens sont définitivement levés.

Le gouvernement fédéral n’a pour l’instant pas encore présenté les détails de l’entente.

commerce
Le président Trump a finalement reculé sur l’application des tarifs américains sur le Canada, deux heures avant l’échéance qu’il avait donné, le 19 août. Photo: Maison Blanche

Le Canada condamne les velléités d’expansion d’Israël

Le Canada rejoint l’Allemagne, la France, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas et le Royaume-Uni dans une déclaration publiée le 20 août pour condamner le projet israélien de coloniser la Cisjordanie via le projet immobilier «E1».

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«Inacceptable» : « La décision du gouvernement d’Israël de lancer des appels d’offres pour la construction du projet de colonisation E1 est inacceptable. La communauté internationale s’oppose depuis longtemps à cette expansion des colonies et a exprimé ses vives préoccupations à cet égard en privé comme en public. Le projet E1 compromettra les perspectives d’une solution à deux États en creusant un fossé au cœur de la Cisjordanie et en portant atteinte à la contiguïté territoriale des territoires palestiniens.»

La déclaration rappelle que le droit international a qualifié les colonies israéliennes en Cisjordanie d’«illégales», et reconnu que la «grave instabilité en Cisjordanie […] caractérisée par des niveaux de violence sans précédent de la part des colons à l’encontre des civils, et par de sévères restrictions pesant sur l’économie palestinienne» rend ce projet de colonisation d’autant plus «préoccupant».

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