Recul du français langue de travail: la Défense révisera sa décision

Cette semaine en politique fédérale

politique fédérale
Le ministère de la Défense examinera la désignation de la langue en milieu de travail bilingue, après une controverse fin juillet sur sa décision de les changer. Photo: Op_Impact,_DND_KW06-2017-0009-009
Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 14/08/2026 par Inès Lombardo

Cette semaine sur la Colline parlementaire: Le ministre de la Défense reverra ses les lieux de travail désignés bilingues. Des pressions du Parti conservateur et du Bloc avant l’échéance des tarifs américains. Une sénatrice coûte 900 000 $ en déplacements aux contribuables.

Fin juillet, le ministère de la Défense du Canada annonçait avoir modifié la désignation linguistique de plusieurs lieux de travail. Dans une infolettre, le ministère soulignait que certaines régions unilingues anglophones du Canada avaient des «difficultés à respecter leurs obligations linguistiques [de bilinguisme], ce qui entraînait des plaintes fondées et de la frustration».

défense
Se tirer dans le pied, selon Bado.

Une manière de baisser les bras devant l’ampleur de la tâche, selon un vétéran.

politique fédérale
David McGuinty. Photo: Marianne Dépelteau, Francopresse

Vers un rétropédalage? : Dans une déclaration publiée le 13 août, et après de vives réactions de la part des francophones du pays, le ministre de la Défense, David McGuinty, a annoncé qu’il demandait l’examen du changement de politique sur les régions désignées bilingues, en fonction des besoins des forces armées canadiennes.

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) s’est «réjouie» de cette révision de la part du ministère. «Cette annonce est une bonne première étape et nous espérons qu’elle mènera à la remise en place du droit de travailler en français là où il existait auparavant.»

Publicité

Une sénatrice dépense près de 900 000 $ en déplacement

Selon les rapports financiers du Sénat, les 14 voyages à l’étranger de Raymonde Gagné, en tant que présidente du Sénat du Canada, ont coûté environ 875 677 $ aux contribuables depuis qu’elle a accédé à ce poste, en 2023.

politique fédérale
Raymonde Gagné. Photo: Sénat du Canada

Ces frais incluent des voyages et des frais d’accommodation pour elle, deux autres sénateurs et deux employés du Sénat, ainsi que le compagnon de la sénatrice Gagné.

La Fédération des contribuables canadiens a déploré le fait que ces voyages coûtent aussi cher pour une personne non élue.

Un député libéral démissionne

Le député libéral de Scarborough–Nord, Shaun Chen, a annoncé le 11 août qu’il laisse son siège.

Il explique son départ par les séquelles d’un «grave accident de la route» subi à l’automne 2025.

Publicité
politique fédérale
Shaun Chen. Photo: Facebook

«J’espère que la personne qui représentera cette circonscription dans le futur aimera son poste autant que je l’ai aimé.»

Le premier ministre Mark Carney a salué le député sur X. Il a entre 11 et 180 jours à partir du 15 août pour déclencher une élection partielle dans cette circonscription.

Adaptation aux changements climatiques

Le gouvernement du Canada et la Fédération canadienne des municipalités ont investi cette semaine 34,2 millions $ dans 141 projets visant à renforcer la «résilience climatique» de 128 collectivités à travers le pays.

Ces projets leur permettront notamment de mieux se préparer aux inondations et aux vagues de chaleur, d’évaluer les risques climatiques et d’adapter les infrastructures et les logements.

politique fédérale, climat
Ryan Ness.

Des résultats concrets svp: Ryan Ness, de l’Institut climatique du Canada, estime que jusqu’à 1,5 million de ménages restent fortement exposés aux inondations.

Publicité

Selon lui, seulement un tiers des Canadiens se sont préparés aux risques climatiques, et les communautés autochtones demeurent particulièrement vulnérables. Les efforts fédéraux se concentrent davantage sur les programmes et les initiatives, plutôt que sur des résultats réels, déplore-t-il.

Il appelle donc à des mesures plus concrètes, ciblées et assorties d’investissements, d’échéanciers et d’une reddition de comptes.

Les conservateurs et le Bloc pressent Carney face aux États-Unis

Dans une déclaration publiée le 10 août, en pleine semaine de négociations entre le Canada et les États-Unis avant l’entrée en vigueur de tarifs américains sur une panoplie de produits canadiens le 19 août, le Parti conservateur et le Bloc québécois ont exhorté Mark Carney de tenir sous la pression.

Pierre Poilievre.

Demandes des conservateurs : Dans une lettre envoyée au chef de l’État, Pierre Poilievre, chef conservateur, et Shuvaloy Majumdar, responsable conservateur des relations entre le Canada et les États-Unis, pressent la fin des tarifs sur le bois et l’acier ainsi qu’un «pacte automobile sans tarif» et que les États-Unis recommencent à acheter canadien pour les projets d’infrastructure.

Le Bloc, défendeur du secteur laitier : De son côté, le Bloc québécois demande à Carney de ne «rien céder» sur la gestion de l’offre. Selon La Presse, le Canada serait prêt à des concessions sur les concessions sur la place des produits des États-Unis au Canada.

Publicité
Carney, Trump
Le premier ministre canadien Mark Carney et le président américain Donald Trump. Photo: Maison-Blanche

Pétition pour la démission de l’ambassadeur des États-Unis

Lancée par une Canadienne de l’Alberta, une pétition en ligne a atteint plus de 130 800 signatures en fin de journée le 13 août. Elle demande que l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, soit désigné «personae non grata», et qu’il soit expulsé en tant que diplomate.

politique fédérale
Pete Hoekstra.

La pétition sera présentée à la Chambre des communes par Elizabeth May, la cheffe du Parti vert, dès cet automne.

Le document demande aussi qu’une commission parlementaire se penche sur l’ingérence politique des États-Unis au Canada.

Propos provocateurs : Selon l’autrice de la pétition, Pete Hoekstra a égratigné les Canadiens en pleine guerre tarifaire, en affirmant, par exemple, que les élections fédérales de 2025 étaient «anti-américaines», ou que qualifier le Canada de 51e État des États-Unis était une «marque d’affection».

Il se serait également ingéré dans les affaires politiques canadiennes, tout en accusant le Canada d’un tel comportement envers les États-Unis.

Publicité

Un sondage sur les «déserts médiatiques» au Canada

La Presse canadienne a obtenu une note selon laquelle le ministère de l’Identité et de la Culture canadienne a récemment fait appel à des experts indépendants pour recenser les régions qui ne sont pas couvertes par des médias au Canada.

Les différentes phases du projet s’étendent sur plusieurs années, jusqu’en 2028. Le ministère affirme répondre aux demandes des parties prenantes pour accéder à de meilleures données afin de cibler des politiques publiques spécifiques au domaine des médias.

Auteurs

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur