Les personnes aînées francophones en situation minoritaire sont plus exposées aux fraudes et à la maltraitance financière, estime la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC), qui appelle Ottawa à renforcer la prévention et les services en français.
«La maltraitance envers les personnes aînées ainsi que leur vulnérabilité financière sont des enjeux de plus en plus préoccupants», alerte la FAAFC dans un mémoire présenté en avril au Comité permanent de la condition féminine de la Chambre des communes, dans le cadre de son étude sur la maltraitance et la vulnérabilité financière des aînées.
«Les conséquences sont considérables, tant sur le plan humain que social et économique. L’évolution rapide des fraudes, la transformation numérique et la complexité de certaines dynamiques familiales accentuent les risques auxquels sont exposées les personnes âgées», poursuit l’organisme.
En contexte linguistique minoritaire, les personnes aînées francophones sont d’autant plus vulnérables.
La présidente de l’Association francophone des aînées et aînés du Nouveau-Brunswick (AFANB), Norma Dubé, note en entrevue le fait que dans sa province, un pourcentage «quand même significatif» d’aînés francophones sont illettrés ou analphabètes.



