Il y a quand même deux personnes qui m’ont particulièrement marqué. D’abord, Michel Bénac, du groupe Swing. C’est le premier artiste franco-ontarien que j’ai découvert quand je suis arrivé en Ontario. Pouvoir mener une entrevue avec lui des années plus tard, c’était très spécial.
L’autre personne, c’est la drag queen Xénia Gould, aussi connue sous le nom de Chiquita Mère. En tant que jeune homme gai franco-ontarien, je ne me suis pas toujours senti représenté et son témoignage sur l’insécurité linguistique m’a énormément touché. Cette rencontre m’a rappelé qu’on n’est jamais seul.
Vous avez déjà annoncé qu’un quatrième et dernier épisode paraîtra en 2027. Après avoir exploré le passé, les relations linguistiques et les réalités d’aujourd’hui, vers quoi souhaitez-vous amener les auditeurs dans ce dernier chapitre?
Avec le quatrième chapitre, on regarde vers l’avenir. On va parler de transmission du français, d’éducation, d’arts, de culture et, surtout, de jeunesse.
J’ai envie de réfléchir à ce qu’on peut faire pour renforcer nos communautés. Je veux terminer cette série avec une note d’espoir. Ce ne sont pas seulement des constats : il nous reste encore toute une histoire à écrire.
Finalement, quel message espérez-vous laissé aux francophones en situation minoritaire, mais aussi aux personnes qui connaissent moins leur réalité?
J’espère d’abord que les gens vont se reconnaître dans cette série et qu’ils se sentiront moins seuls.