Située au Nord-Est des côtes du Venezuela et nichée entre Saint Vincent-et-les Grenadines et Tobago-et-Trinidad, l’île de Grenade est d’abord peuplée par les Caraïbes avant d’attirer la convoitise des Français et des Anglais qui se la disputeront de 1649 à 1974, date à laquelle, elle accède à son indépendance.
Devenue état communiste en 1979, Grenade se transforme en monarchie constitutionnelle après l’invasion américaine en 1983.
C’est un vol direct Air Canada depuis Toronto qui me dépose cinq heures plus tard sur la bien nommée «île aux épices». Le temps est à l’orage et l’air saturé d’humidité porte en lui des parfums de terre humide, de fleurs tropicales et de fruits mûrs.
Comme souvent dans les Antilles, les repères temporels s’estompent. Les heures de soleil se diluent dans des pluies torrentielles avant de se fondre dans une nuit d’encre.



Plaisir des yeux
Chaque heure est un tableau avec ses richesses d’aquarelles. Les maisons aux façades colorées, les forêts émeraudes de la province St George, les nuances de bleus de la mer, les couleurs éclatantes des bougainvilliers, des ibiscus et des arbres flamboyants sont un éblouissement pour les yeux.












