Commerce interprovincial: l’Ontario et le Nouveau-Brunswick francophones unissent leurs forces

SEO, FGA, Nouveau-Brunswick, Ottawa
Transformer les rencontres en occasions d'affaires. Photos: bE Ha Photography
Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 02/07/2026 par l-express.ca

L’anglais est la langue des affaires, mais les liens économiques interprovinciaux peuvent aussi se nouer en français, affirment deux organismes ontariens qui reviennent d’une mission économique au Nouveau-Brunswick.

Des représentants de la Société économique de l’Ontario (SÉO) et de la Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario (FGA) rencontraient du 15 au 18 juin des gens du Conseil économique et du RDÉE du Nouveau-Brunswick (CÉNB–RDÉE).

La délégation d’une dizaine d’entreprises francophones et bilingues de l’Ontario a retrouvé une trentaine d’entrepreneurs, associations et intervenants du milieu des affaires du Nouveau-Brunswick afin d’explorer de nouvelles occasions commerciales.

Plus d’une quarantaine de rencontres B2B ont été organisées entre ces partenaires potentiels à Dieppe (près de Moncton), dans la Péninsule acadienne (notamment dans la région de Shippagan) et dans le port de Belledune.

SEO, FGA, Nouveau-Brunswick, Ottawa
Décor typique des régions de l’Atlantique.

«La mission visait à créer des contacts directs entre entreprises, au-delà des barrières réglementaires qui freinent parfois le commerce intérieur», lit-on dans un communiqué commun.

Publicité

Une première mission semblable avait eu lieu en Ontario à la fin avril. Elle a permis à la délégation de rencontrer des acteurs économiques, des organisations et des partenaires d’affaires potentiels à Toronto et à Ottawa.

Porte sur l’Atlantique

Seule province officiellement bilingue au Canada, le Nouveau-Brunswick représente «un marché naturel pour les entreprises francophones et bilingues de l’Ontario» qui souhaitent développer leur présence dans l’Atlantique.

«Son réseau économique francophone et son ancrage acadien en font un terrain propice à la création de liens d’affaires durables.»

SEO, FGA, Nouveau-Brunswick, Ottawa
Des visiteurs ontariens au CÉNB RDÉE.

La mission s’adressait notamment à des entreprises actives dans les secteurs industriels, manufacturiers, technologiques, énergétiques, agroalimentaires et des équipements spécialisés.

En marge de la mission, certains membres de la délégation ont également eu l’occasion de rencontrer Robert Gauvin, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la Francophonie du Nouveau-Brunswick, ainsi qu’Isabelle Doucet, directrice de la Francophonie internationale et multilatérale au Bureau du Conseil exécutif du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Publicité

Un protocole d’entente devant faciliter le commerce interprovincial a été conclu entre les deux provinces l’an dernier.

SEO, FGA, Nouveau-Brunswick, Ottawa
Intervenants économiques du pays: faut s’parler.

«Le renforcement du commerce interprovincial est une priorité stratégique pour la résilience et la compétitivité de l’économie canadienne», a rappelé Catherine B. Bachand, directrice générale de la SÉO.

«Cela ne repose pas uniquement sur les gouvernements ou sur la réduction des barrières réglementaires, mais aussi sur la capacité des entreprises à bâtir des relations de confiance, à créer des partenariats concrets et à développer de nouveaux marchés partout au pays.»

Rapprocher les gens

«Ayant moi-même eu la chance de bâtir ma carrière à travers plusieurs pays et cultures», a dit le nouveau président de la FGA, José Mafra, «je crois profondément que les plus grandes opportunités naissent lorsque des personnes et des communautés décident de collaborer.»

«À la FGA, nous souhaitons contribuer à rapprocher les entrepreneurs francophones d’un océan à l’autre, afin de créer davantage de partenariats, d’échanges commerciaux et d’occasions de croissance pour la prochaine génération d’entreprises.»

Publicité
SEO, FGA
Moment de détente… et de discussions sur le commerce interprovincial et international.

L’initiative a aussi mis en lumière le potentiel économique de la francophonie d’affaires et son rôle dans la diversification des marchés, de l’innovation et du développement régional. «Ces échanges ont permis de mieux faire connaître les forces économiques du Nouveau-Brunswick», selon Marie-Ève Michon, directrice du CÉNB–RDÉE.

Plus de 10 millions de personnes sont capables de soutenir une conversation en français au Canada, dont environ 1,5 million en Ontario et plus de 315 000 au Nouveau-Brunswick. À l’échelle nationale (donc incluant le Québec), le tissu entrepreneurial francophone est estimé à plus de 116 000 PME.

Auteur

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur