La répartition des demandeurs d’asile entre les provinces du Canada est sous la loupe du Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration depuis le 25 mai. Le but: voir si les provinces et les territoires peuvent se partager la responsabilité d’accueillir et d’intégrer les demandeurs d’asile et des réfugiés.
Le professeur à l’Université York Michael Barutciski a proposé d’emblée aux députés du comité de s’inspirer du modèle allemand de répartition des demandeurs d’asile.
Selon lui, ça «fonctionne suffisamment dans ce contexte pour que ça nous intéresse. Si on veut développer un modèle, on doit absolument regarder cet exemple allemand».
Le système allemand
«Quand un demandeur d’asile se présente, un logiciel va assigner le land (la région, NDLR) où la personne devrait aller», a-t-il expliqué au comité. «C’est là-bas que les services de réception attendent cette personne. C’est une façon indirecte d’encourager sans forcer les demandeurs d’asile d’aller dans certaines régions. L’idée est de répartir pour éviter que tous les demandeurs d’asile soient tous dans les grands centres urbains.»
Une manière pour l’Allemagne d’être plus «à l’aise» avec ce contrôle et qui permet au gouvernement de «garder une porte ouverte à l’immigration».


