Les papillons monarques au cœur d’un roman jeunesse

Mireille Messier, Fémi et Lou et le trésor perdu
Mireille Messier, Fémi et Lou et le trésor perdu, roman illustré par Catarina Oliveira, Victoria, Éditions Orca, 2026, 106 pages, 9,95 $.
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Publié 06/06/2026 par Paul-François Sylvestre

L’été, la maison de Mireille Messier se transforme souvent en pouponnière pour papillons monarques. Pas surprenant, donc, qu’elle nous offre le roman Fémi et Lou et le trésor perdu, où l’éclosion de ce papillon demeure au centre de l’action.

Euphémie – Fémi pour ses amis – célèbre son 10e anniversaire et espère recevoir un détecteur de métal. Ses parents lui offrent plutôt des vêtements et sa prof de musique lui envoie un outil de jardinage, accompagné d’une invitation à lui donner un coup de main.

Cet outil est une désherbeuse que madame Musette place sur une des innombrables mauvaises herbes qui poussent dans sa cour pour expliquer à Fémi comment s’en servir. Cinq sous par mauvaise herbe arrachée. La fillette se met à la tâche, avec l’aide de son ami et voisin, Lou.

Trésor égaré

Fémi calcule que, à la fin de la journée, ils vont avoir assez d’argent pour acheter un cornet de crème glacée, certainement pas assez pour un détecteur de métal. Fémi a perdu le coffret à bijoux de sa grande sœur Nicole en l’enterrant à la plage, alors qu’elle et Lou jouaient aux pirates. Impossible de le retrouver sans un détecteur de métal.

Quand madame Musette vient inspecter le désherbage, elle pousse un cri de stupeur. En plus des chardons, Fémi a arraché ce qui semble être une simple mauvaise herbe vert pâle et velue. Madame Musette lui apprend que cette plante se nomme asclépiade et qu’elle est précieuse.

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«C’est la seule plante où les papillons monarques pondent leurs œufs. Pas d’asclépiade, pas de papillons.»

Surveiller la chrysalide

Comme madame Musette doit s’absenter, elle demande à Fémi et Lou de faire du gardiennage: donner une feuille fraîche à chaque chenille, remplacez l’essuie-tout souillé au fond de chaque contenant par un propre, garder un œil sur la chrysalide du contenant 3.

Fémi et Lou verront la chrysalide gigoter lentement au début, puis de plus en plus vite. Ils « retiennent leur souffle lorsque le bas du cocon se fend et qu’une antenne (ou est-ce une patte ?) en sort. » Les ailes orange, noir et blanc sortent de la chrysalide et le nouveau papillon bat des ailes pour la premier fois.

À la fin du roman, Mireille Messier explique comment les larves (chenilles) se nourrissent de l’asclépiade.

Elle a aussi «des fleurs que les abeilles et plein d’autres insectes butinent pour se nourrir. Même les racines de cette plante peuvent être utilisées pour faire des remèdes traditionnels. Et ce n’est pas tout! On peut aussi utiliser les graines duveteuses de l’asclépiade dans les vestes de sauvetage pour les rendre flottantes et à l’intérieur des mitaines pour les rendre plus chaudes!»

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Rendez-vous au Kenya

Les dix dernières pages du livre n’ont rien à voir avec Fémi et Lou et le trésor perdu. Elles renferment le premier chapitre d’un autre roman intitulé La soirée du hockey au Kenya, histoire de piquer la curiosité du jeune lectorat. C’est la première fois que je remarque ce genre de tactique promotionnelle.

Fémi et Lou et le trésor perdu est également disponible en anglais sous le titre Fern and Newt and the lost loot.

Auteurs

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

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