Météo, coût de la vie, logement, place de l’anglais: à leur arrivée au Canada, certains immigrants francophones déchantent. En cause: un manque d’information sur les réalités de la francophonie en situation minoritaire et des attentes parfois trop élevées.
«Profiter de possibilités d’emploi en français et en anglais; parler en français et en anglais dans la vie de tous les jours […] profiter de services communautaires, de soins de santé ou de services de garde en français.» Telle est la promesse d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) aux nouveaux arrivants francophones.
Vivre en français, mais à quel prix? Derrière les cibles du gouvernement, des vies s’écrivent – loin des chiffres.
Ici c’est «oui, mais non»
«Le pire manque de préparation, c’est vraiment la température», amorce Julie Cayouette, directrice générale de l’Association francophone du Labrador, qui a déjà vu des personnes débarquer en sandales et sans manteau.

«Il y en a qui n’arrivent pas du tout prêts. Il y en a qui arrivent tellement prêts que c’est étonnant, rebondit David Lapierre, coordonnateur du Réseau Immigration francophone de Terre-Neuve-et-Labrador. Ils arrivent avec une résidence permanente, le manteau d’hiver; ils ont déjà un logement, puis ils s’achètent une voiture.»









