Après avoir atterri à Malaga, je prends le train qui m’emmène à Grenade, dans le Sud de l’Espagne. Les paysages des montagnes de la Sierra Nevada défilent devant mes yeux tels des décors de westerns, tandis que remontent des souvenirs vieux de trente ans et plus. Mon adolescence touchait à sa fin lorsque j’abordais pour la première fois ce joyau d’Andalousie.
Albaicín et son atmosphère unique
La ville de Grenade se scinde en deux. Une partie occidentale, celle où se concentrent universités, restaurants, monuments, et une, orientale, Albaicín.

C’est dans cette dernière que j’établis mes quartiers pour les prochains jours. J’en aime ses souks, ses parfums d’épices, ses ruelles pavées qui serpentent entre les maisons blanches à façades fleuries, ses fontaines qui chantent.
Il y a aussi une atmosphère bohème qui me plaît. Les enfants qui s’amusent dehors dans les escaliers en pierre. Les vendeurs qui s’interpellent d’une échoppe à l’autre. Les joueurs de cartes sur leur chaise en plastique.
Les jeunes qui écoutent de la musique ou en jouent sur les places. Ceux qui mangent du pain et du fromage qu’ils ont achetés dans une des épiceries du quartier, assis à même le sol et qui regardent le soleil se coucher en ce début de printemps sur les fortifications de l’Alhambra.















