La grande muraille verte de Chine sur un élan

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Le projet chinois de grande muraille verte, lancé en 1978, poursuit son avance.
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Publié 01/05/2026 par Agence Science-Presse

Là où de mégaprojets pour freiner la désertification échouent, le projet chinois de la grande muraille verte poursuit son avance. La stratégie utilisée mériterait d’être reproduite ailleurs, plaident des chercheurs, et pas seulement dans le contexte de la lutte à la désertification, mais aussi dans celui de la restauration des terres.

Ce projet est l’un des plus gros au monde et surtout, un des plus vieux sans interruption. Ce qui contribue sans doute à son succès: «ces stratégies à long terme et sa prévisibilité, de même que son financement en continu», vante un éditorial de la revue Nature paru récemment.

Cet éditorial est publié en réaction à une analyse de chercheurs chinois publiée au même moment, qui tentent de démontrer pourquoi ce programme, appelé aussi en anglais le Three-North Shelterbelt, réussit là où des projets plus connus ont du mal à s’imposer, en particulier la grande muraille verte du Sahel, en Afrique.

Financement à long terme

Les chercheurs insistent sur l’adaptabilité du projet chinois — mais aussi sur le fait qu’il est plus facile d’adapter un projet d’une telle ampleur lorsqu’il bénéficie d’un financement gouvernemental garanti sur une longue période.

Lancé en 1978, le projet devrait en théorie s’étendre jusqu’en 2050 et couvrir trois régions du Nord, du Nord-Ouest et du Nord-Est. Son but premier est de freiner l’expansion des déserts du Gobi et du Taklamakan par la plantation d’arbres, mais aussi de fournir du bois de chauffage et de construction aux populations locales.

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Qui plus est, le projet a évolué dans le temps. Par exemple, en 2020, les décideurs ont cessé de n’utiliser que le nombre d’arbres plantés comme seul indicateur de progrès. Ils ont ciblé des indicateurs alternatifs, comme la façon dont la restauration des terres bénéficie aux gens et à l’environnement: la nouvelle végétation atténue-t- elle la fréquence et l’intensité des tempêtes de sable, les plantations créent-elles de l’emploi, etc.

Retard

Ne se limiter qu’au nombre d’arbres plantés est une chose qui a fréquemment été reprochée au projet africain. Lancé en 2007, il devait être terminé en 2030, mais, selon une estimation publiée en 2024, il n’était complété qu’à 30%.

En termes de pourcentage, on pourrait croire que ce n’est pas si différent du côté du projet chinois: la couverture forestière dans les régions ciblées par le projet est passée de 5% en 1978 à 14% en 2023.

Mais en parallèle, la fréquence et l’intensité des tempêtes de sable ont diminué de façon notable, au point d’améliorer la qualité de l’air dans les villes, incluant la capitale, Beijing.

Énergies renouvelables

Le projet a aussi bénéficié, dans la dernière décennie, des investissements massifs de la Chine dans les énergies renouvelables.

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Les régions désertiques du pays ont accueilli de larges installations solaires et éoliennes, et les planteurs d’arbres en profitent pour faire des plantations autour des installations solaires, bénéficiant de leurs ombres et de l’humidité créée.

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