École secondaire, expérimentation, homosexualité, intimidation, homophobie, masculinité toxique, amitié… Autant de mots clés dans Retour à Laval, pièce de théâtre sous forme de monologue que signe Olivier Sylvestre (aucun lien de parenté).
Au tout début de ce texte d’environ 60 pages, Olivier Sylvestre nous dit que son texte est le résultat d’une plongée dans ses souvenirs de l’école secondaire. «Il s’agit d’une autofiction, donc un mélange de vrai et d’invention. J’ai souhaité y laisser de l’espace pour que de jeunes et de moins jeunes personnes queers d’aujourd’hui puissent s’y retrouver…»
Le personnage est Lukas, début trentaine, qui porte en lui l’adolescent qu’il a été.
Douloureuses retrouvailles
Lukas est invité à faire un discours à l’occasion des retrouvailles de son ancienne école secondaire, un établissement de Laval où il a jadis passé à travers ses études comme on survit à des bombardements.
Lorsque Lucas aperçoit une bande de garçons au fond de la salle, il délaisse son discours bien préparé et refait courageusement le chemin mémoriel des invectives – «le mot en t» – que ces garçons lui lançaient à tout moment dans les corridors.


