Lorsque plusieurs organismes francophones tentent de se regrouper sous un même toit, la dépendance au financement public peut freiner les bonnes intentions. Pour atteindre l’autonomie financière, certains conseillent de garder les portes ouvertes pour tous, pas seulement les francophones.
Le professeur en sociologie à l’Université de Moncton, Mathieu Wade, souligne le besoin de rechercher l’autonomie financière pour les organismes francophones qui désirent se regrouper, car le financement gouvernemental disponible les place dans une «situation assez précaire, assez fragile».

Le directeur général de la Place des Arts du Grand Sudbury, Denis Bertrand, souligne que le financement public est structurellement «insuffisant».
La directrice générale de la Maison de la Francophonie à Vancouver, Catherine Tableau, voit venir un changement de priorités de financement du secteur public. «[Dans] les années à venir, ça va être très, très compliqué parce que les objectifs des bailleurs [de fond] ne vont pas vraiment vers la culture et le communautaire, ils vont privilégier l’économique et l’armement».
Elle craint également ce qu’annoncent les récents ajustements budgétaires du fédéral, qu’elle trouve «monstrueux».








