La vitalité des communautés francophones en situation minoritaire repose-t-elle sur des lieux de regroupement d’organismes? Selon des experts, ces espaces renforcent la visibilité des services, le sentiment d’appartenance et facilitent l’accès à des ressources clés, comme les garderies.
L’avenir des communautés francophones en situation minoritaire se joue dans les espaces physiques, indique la professeure émérite en géographie de l’Université d’Ottawa, Anne Gilbert. Selon elle, la concentration géographique de la population, des organismes et des institutions constitue un levier de vitalité.

Par exemple, si la population francophone de l’Ontario n’était pas regroupée dans des régions précises, son influence ne serait pas aussi importante. «Si on n’avait pas ces concentrations-là, la francophonie ontarienne serait probablement un phénomène assez marginal», affirme-t-elle.
À ses yeux, les pôles de regroupement d’organismes créent une attractivité réelle qui permet de faire vivre les services et, plus largement, les communautés francophones.
Valeur symbolique
Au-delà des services proposés, Anne Gilbert considère que les lieux qui réunissent des organismes francophones ont aussi une valeur symbolique. «Ça crée un genre de sentiment d’appartenance pour la communauté francophone, mais aussi, c’est comme une fierté.»








