Visites des lunes de la Terre et de Mars en 2026

Lune-Orion
Représentation d'artiste de la capsule Orion en orbite lunaire. Photo: NASA
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Publié 13/01/2026 par Agence Science-Presse

Notre Lune recevra plusieurs visiteurs en 2026 incluant, si tout va bien, les premiers humains à se rendre en orbite lunaire depuis 54 ans. Et les lunes de Mars feront aussi l’objet d’une enquête.

En novembre 2022, Artemis 1, un engin lunaire sans passagers, avait permis de valider des technologies qui serviront dans quelques semaines à Artemis 2.

6 février

En effet, si rien ne vient retarder leur lancement, quatre astronautes partiront le 6 février pour la première mission lunaire depuis la fin des missions Apollo en 1972.

astronaute Jeremy Hansen, artemis Lune
Le voyage de 8 à 10 jours de la mission Artemis II.

Cette mission d’une dizaine de jours leur fera faire le tour de la Lune, pavant la voie à ceux qui auront l’honneur du premier alunissage, Artemis 3, possiblement en 2027 (mais des retards, notamment dans la mise au point de l’engin d’alunissage, font douter).

Trois astronautes américains et un canadien — Jeremy Hansen — seront à bord d’Artemis 2. La fusée, résultat d’un développement de deux décennies à la NASA, est connue sous le nom de Space Launch System et la capsule, à bord de laquelle séjourneront les astronautes, s’appelle Orion.

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astronaute Jeremy Hansen, artemis Lune
L’astronaute canadien Jeremy Hansen. Photo: Robert Markowitz

Programme chinois

Parallèlement, la Chine poursuit son programme d’exploration de notre satellite. La mission lunaire Chang’e 7 est censée explorer le voisinage du pôle Sud à la fin de l’été.

Après deux engins (en 2019 et 2024) qui ont été les premiers à explorer la face cachée de notre satellite, la mission est cette fois plus ciblée: démontrer l’existence de glace à proximité du pôle Sud.

Mais plus ambitieuse: Chang’e 7 est à la fois un engin qui va alunir, un autre qui va rester en orbite, un robot mobile et un engin «sauteur» détecteur d’eau.

L’objectif ultime est d’établir dans cette région, vers 2030, la première base lunaire habitée, à laquelle participe aussi la Russie (International Lunar Research Station).

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Le robot mobile d’exploration lunaire de la sonde chinoise Chang’e 7. Photo: Xinhua

Le secteur privé

Au moins trois compagnies privées américaines seront impliquées dans autant d’engins lunaires en 2026.

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La première, Intuitive Machines, a déjà fait deux tentatives, en 2024 et 2025 qui, toutes deux, ont aluni sur le côté, les empêchant de communiquer avec la Terre. La date du troisième lancement n’a pas été fixée.

La deuxième compagnie privée est Firefly, dont la première tentative avait été réussie. Cette fois, Blue Ghost 2, qui doit être lancée au cours du deuxième trimestre 2026, visera la face cachée. La sonde lunaire transportera, entre autres choses, un robot sur roues des Émirats arabes unis, Rashid Rover 2.

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Le véhicule robot Rashid Rover 2. Photo: fireflyspace.com

La troisième et plus ambitieuse est Blue Origin, la compagnie créée par le milliardaire Jeff Bezos. Le modèle développé pour sa sonde Blue Moon pourrait devenir, en théorie, un modèle pour les alunisseurs des futures missions Artemis.

Blue Moon, qui vise elle aussi le pôle Sud, devrait être lancée en début d’année par la fusée New Glenn, également développée par Blue Origin.

Ces trois compagnies financent en partie leurs voyages par un programme de la NASA (Commercial Lunar Payload Services), qui vise à expérimenter des partenariats avec le secteur privé pour éventuellement lui céder en tout ou en partie l’exploration lunaire.

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L’alunisseur Blue Moon. Photo: blueorigin.com

Les lunes de Mars

Lorsqu’on parle de futures missions martiennes, c’est habituellement à propos de la planète rouge. Mais une mission japonaise va plutôt cibler ses deux lunes, Phobos et Deimos.

Et même larguer sur Phobos un mini-robot européen sur roues baptisé Idéfix — en l’honneur du petit chien dans la bande dessinée Astérix.

Sous le nom de MMX (Martians Moons eXploration), la sonde spatiale en profitera pour étudier la météo martienne. Idéfix récoltera des échantillons de Phobos que MMX récupérera ensuite et ramènera sur Terre.

lunes, mars
Le petit robot Idéfix et la sonde MMX. Photo: JAXA

Les deux lunes de Mars ont toujours intrigué les astronomes, à la fois pour leur petite taille et pour leurs formes irrégulières. Arrivée prévue là-bas en 2027. Retour avec les échantillons, si tout se passe bien, en 2031.

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