Yannick Bisson devant et derrière la caméra

Un épisode de Murdoch Mysteries avec l'actrice française Louise Monot

The Spy Who Loved Murdoch
Louise Monot et Yannick Bisson (avec fausses barbichette et moustache) dans l'épisode du 22 octobre sur la Triple Entente.
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C’est l’intervention du détective torontois William Murdoch qui a permis la signature, en 1907, de la Triple Entente entre la Grande-Bretagne, la France et la Russie, contrebalançant la Triple Alliance menaçante de l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie.

Vous ne connaissiez pas ce détail de l’Histoire? C’est qu’il est fictif, comme William Murdoch lui-même, le personnage inventé par la romancière Maureen Jennings et incarné par l’acteur Yannick Bisson dans la très populaire télésérie Murdoch Mysteries, dont la 12e saison vient de commencer à CBC.

L’épisode où notre héros se frotte à la diplomatie internationale du début du 20e siècle sera diffusé le 22 octobre à 20h.

Il fait appel à l’actrice française Louise Monot dans le rôle de la conseillère/protectrice/maîtresse de l’ambassadeur de France aux négociations secrètes qui se seraient tenues à Toronto entre les trois puissances européennes.

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Yannick Bisson (avec fausses barbichette et moustache) et Louise Monot dans l’épisode du 22 octobre sur la Triple Entente.

Expérience intense

«J’aime bien quand on met mon français à profit dans la série», indique Yannick Bisson à L’Express.

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L’acteur d’origine montréalaise, qui a fait l’essentiel de sa carrière à Toronto, partage la plupart des scènes de l’épisode sur la Triple Entente avec Louise Monot, venue de Paris pour l’occasion.

«C’est une expérience intense», dit-elle. «L’épisode est tourné en une semaine. On n’a pas le temps de souffler ni de visiter la ville. L’équipe est parfaitement rodée, d’une efficacité impressionnante.»

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Louise Monot entre deux scènes.

Le Toronto de 1900 à Scarborough

L’Express a rencontré Yannick Bisson et Louise Monot cet été, sur le plateau de tournage de Murdoch Mysteries, situé dans de grands studios intérieurs et extérieurs à Scarborough.

Tout l’univers de la série se trouve dans ces studios: le poste de police de l’inspecteur Brackenreid (Thomas Craig) et du constable Crabtree (Jonny Harris); les cellules et la morgue; des pièces de la nouvelle maison de Murdoch et de son épouse médecin légiste Julia Ogden (Hélène Joy), dessinée par nul autre que Frank Lloyd Wright; mais aussi quelques rues de Toronto avec leurs boutiques, restaurants, ateliers, écuries, hôtels, maisons et appartements.

On tourne souvent aussi ailleurs: dans de vieux quartiers de Toronto comme Cabbagetown ou la Distillerie, ou autour d’édifices historiques comme le parlement provincial, Osgoode Hall ou le manoir Glendon, qui peuvent passer pour des résidences de notables de l’époque.

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Des petites villes ontariennes qui ont conservé un cachet du 19e siècle sont également mises à contribution. «Il y a alors des attroupements», s’amuse Yannick Bisson. «Les gens viennent nous voir et nous disent qu’ils sont fiers que leur patelin se retrouve dans la série.»

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Au poste de police numéro 4 de Toronto autour de 1900.

1,2 million de téléspectateurs par semaine

Initiée par City-TV, puis acquise par CBC quand le public a refusé que la série prenne fin, après cinq saisons (par la demande en mariage de William à Julia, sous les feux d’artifice des premières minutes de l’année 1900), Murdoch Mysteries est aujourd’hui l’un des fleurons de la télévision canadienne avec 1,2 million de téléspectateurs par semaine.

La série est diffusée dans plusieurs pays. En France, notamment, Les enquêtes Murdoch enregistre d’excellentes cotes d’écoute.

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La «morgue» de Toronto autour de 1900.

Série historique et scientifique

Série historique – avec des clins d’oeil à la modernité et à la libéralisation des moeurs qui s’en viennent – Murdoch Mysteries est aussi une série scientifique à la Jules Verne et H.G. Wells.

Notre détective compte Alexander Graham Bell et Thomas Edison parmi ses connaissances, et il est toujours le premier à recourir aux toutes dernières technologies: empreintes digitales, enregistrement de la voix, détecteur de mensonges, etc. Il «invente» même le télécopieur et le jeu de Clue.

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Louise Monot, qui est aussi mannequin, joue surtout en France, dans des films et téléséries. Mais elle aime bien passer à l’anglais comme dans Girl on a Bicycle (2013), The After (2014) et dans le rôle d’une «Bond girl» dans cet épisode de Murdoch Mysteries, dont elle ne soupçonnait pas le retentissement ici.

«Je suis venue pour l’expérience canadienne», dit-elle. «Et je suis servie: le rythme est vraiment très différent.»

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Un jeu d’échec et divers instruments dans le bureau du détective William Murdoch.

Yannick Bisson réalisateur

Yannick Bisson, lui, ne s’inquiète pas d’être identifié à jamais à William Murdoch, dont il semble partager plusieurs traits de caractère: calme, rationnel, inquisiteur. Ce n’est pas un hasard si Murdoch saute souvent sur sa bicyclette: l’acteur est passionné de vélo.

Cette saison, «beaucoup encouragé par l’équipe», il réalise six épisodes de Murdoch Mysteries, et il ambitionne de réaliser d’autres séries, dont il a déjà réservé les droits.

On ne voit cependant pas encore la fin de Murdoch Mysteries, et Yannick Bisson reste disponible. CBC amènera-t-elle cette chronique historique torontoise jusqu’à l’aube de la Première Guerre mondiale?

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