Quand les Autochtones passent derrière la caméra

14 courts-métrages autochtones à Cinéfranco

Kathleen Ivaluarjuk Merritt et Susan Aglukark pratiquent le chant de gorge dans les espaces du Grand Nord.
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Quoi de mieux pour comprendre l’histoire, la culture et la créativité des Premières Nations qu’en les faisant passer derrière la caméra? C’est à travers une série de 14 courts-métrages, présentée en fin de semaine dernière en marge de son mini-festival Spécial Québec, que Cinéfranco a décidé de mettre à l’honneur la créativité autochtones.

14 petits films souvent touchants, parfois drôles. Entre réalité et fiction, tous étaient criant de vérité.

On peut notamment mentionner La piste d’atterrissage – Déraciner une nation, qui, grâce au monologue d’une jeune fille Anishnabe, critique implicitement la culture occidentale et l’occupation de certaines espaces naturels par les forces militaires. Cette piste d’atterrissage abandonnée devient alors la métaphore par laquelle la jeune Anishnabe aborde la coupe à blanc et ses impacts sur le mode de vie traditionnel de sa famille.

Ou encore le mini-documentaire Blocus 138 – La résistance innue, qui filme une manifestation innue sur la route 138 lors de la journée du 9 mars 2012. Nous comprenons alors les préoccupations des Autochtones qui se demandent quel héritage et quelle terre ils laisseront à leurs enfants et aux générations futures.

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Enfin, le film qui m’a semblé être le plus parlant sur les racines et les traditions Inuits fut Souffles, dans lequel on rencontre l’auteure-compositrice-interprète et humanitaire Susan Aglukark. Elle nous raconte sa jeunesse dans le Grand Nord et comment elle a reconnecté avec ses racines inuites grâce aux chant de gorge. «Le Grand Nord est le lieu où je me sens parfaitement moi-même», dit-elle dans le film.

En outre, nous pouvions aussi découvrir quelques cours métrages en dessins animés ou encore un réalisé en stop-motion.

Le but de ces courts-métrages est vraiment de mettre en valeur les communautés autochtones et leur créativité tout en mettant en relief les défis qu’elles affrontent au quotidien. Il y a aussi une volonté de changer les idées reçues sur les Premières Nations comme dans le court Corriger le tableau

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