Des musiciens dans le métro de Toronto

La CTT cherche le bon accord

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La musique, ce n’est pas qu’une affaire de disques compacts, d’émissions télévisées, de baladeurs et de mp3. La musique, c’est avant tout l’échange d’un artiste avec un public, et quel meilleur moyen que le live pour profiter de cette proximité? Et si les salles de concert restent évidement le lieu privilégié pour en profiter, le métro est lui aussi une plateforme intéressante pour découvrir de nouvelles sonorités.

Le métro et la musique, c’est une histoire d’amour internationale. De New-York à Paris, en passant par Tokyo, les plus grandes villes accueillent dans leurs stations des musiciens de tous bords. À New-York, chacun est libre de distiller sa prose musicale, dès lors qu’il ne transgresse pas les lois. À Paris, l’accès y est plus réglementé, mais près d’une centaine de musiciens s’y croisent chaque jour.

Le phénomène a même donné lieu à l’enregistrement de compilations spécifiques, comme NYC Subway – Songs from the underground, ou la Compilation des artistes du métro.

Si un CD n’est pas à l’ordre du jour en Ontario, Toronto est une ville active dans le domaine de la musique sous-terraine.

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Ainsi, pour la 28e année consécutive, la Commission des transports de Toronto (CTT) organise une série d’auditions pour les artistes de la Ville-Reine, depuis la fin du mois de mai. Et si l’on peut déplorer l’absence d’une pointe de francophonie dans la programmation, la diversité ethnique de la ville est globalement bien représentée avec des musiciens du Canada, d’Amérique du sud, d’Asie, des Caraïbes ou même de Russie.

Pour Marilyn Bolton, responsable des relations aux médias au sein de la société de transport, cette diversité est essentielle: «Nous avons des artistes country, folk, des métissages de culture vraiment intéressants parmi les artistes du métro. Cette année, ils seront 75 musiciens à se partager le public du métro dans 25 stations du réseau.»

Une belle évolution depuis les premières auditions de 1979, qui avaient permis à huit musiciens de s’installer pour une année dans huit stations. Par ailleurs, Billy James, qui était de ces huit sélectionnés et qui n’a jamais quitté le circuit de la CTT depuis le début de l’aventure, est depuis cette année musicien honoraire du métro, et se voit par conséquent assuré de conserver une place.

Pour les autres, il sera en premier lieu question de convaincre un jury de spécialistes. Une première étape avant de se confronter au jugement des passants pressés du centre-ville.

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