Voyage à travers l’inox

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Depuis le 26 avril, la Galerie Thompson Landry accueille en ses murs les oeuvres du photographe québécois Nicolas Ruel. Une collection thématique de 52 clichés dont la principale particularité est d’être imprimée et présentée sur des plaques en acier inoxidable. Une technique unique, qui confère aux oeuvres de Ruel un cachet tout à fait spécial.

L’Air, la Terre, l’Eau et le Feu. Quatre éléments autour desquels Nicolas Ruel a orienté son travail, présenté depuis la semaine dernière dans les locaux de la Galerie Thompson Landry de la Distillerie. Dans le cadre tout à fait particulier du lieu, qui propose de grands espaces chargés d’une histoire buccolique, les travaux de Ruel se mêlent parfaitement au décor.

L’énergie de ses plaques d’inox se transmet sans aucune perte au spectateur, et l’on se prend à se prélasser devant les rafraîchissants paysages aquatiques, tandis que les couleurs chatoyantes des oeuvres inspirées par l’air ou le feu dynamisent l’ensemble. Les forces telluriques qui émanent de la thématique Terre se font elles aussi ressentir en quelques secondes.

Depuis deux ans maintenant, Nicolas Ruel a découvert la technique qui lui permet d’imprimer sur l’inox. Une méthode dont il revendique la paternité, et qu’il se refuse par conséquent à dévoiler: «Auparavant, je travaillais sur papier, comme mes collègues. J’avais envie de donner une envergure différente à mon travail. J’ai beaucoup travaillé à trouver une autre matière, et ma fascination pour les métaux m’a dirigé vers l’inox. Sa composition et son grain donnent aux photos un quelque chose d’unique, et cela fait aussi l’une des spécificités de mon travail.»

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L’inox, c’était aussi pour lui l’occasion de mêler une technique très ancienne avec une technologie de pointe: «L’impression sur métal est ancestrale. Elle remonte à l’origine de la photo et aux daguerréotypes. Mais l’utilisation de methodes modernes en modifie la dimension. C’est un contraste très intéressant.»

Présentant tantôt les plages des Maldives, les masses désertiques des Émirats Arabes Unis, ou des saris en mouvement au Rajastan, les clichés de Ruel sont le fruit d’un oeil unique – plébiscité à plusieurs reprises par des magazines – et d’une utilisation du matériel poussé dans ses derniers retranchements, comme il en convient: «Les effets de mouvements des photos présentées sont naturels, aussi étranges qu’ils puissent paraître. J’ai énormément travaillé les effets de zoom ou de travelling pour maximiser le dynamisme des sujets. Mais il était hors de question d’accentuer cela sous informatique.»

Le souci du naturel, une composante qui guide le travail de Nicolas Ruel, au-delà même de la technique. En résulte une exposition qui mène le spectateur au coeur d’un voyage unique, d’une expérience sensitive intimiste. À découvrir jusqu’au 20 mai, à la Galerie Thompson Landry, au 55 mill street, bâtiment 5.

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