Vaste étude sur les besoins en main-d’oeuvre des communautés francophones du Canada

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L'idée est de mieux positionner les communautés francophones dans les secteurs économiques à forte croissance. Image: Gerd Altmann, Pixabay
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Trois organismes nationaux de la francophonie canadienne ont obtenu du financement fédéral pour aller chercher des données sur les besoins en main-d’œuvre au sein des communautés francophones du pays.

L’Association des collèges et universités francophones du Canada (ACUFC), la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) et le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) réaliseront ensemble une vaste étude à cet effet au cours des prochains mois.

Ils prévoient en diffuser les résultats en 2022.

400 000 immigrants par année

L’ACUFC, la FCFA et RDÉE ont conclu ce partenariat dans la foulée de l’annonce, le mois dernier, des niveaux d’immigration au Canada pour les années 2021 à 2023: plus de 400 000 immigrants par année.

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«Comme le gouvernement fédéral, les communautés francophones ont un œil sur la relance économique post-covid», expliquent les chefs des trois organisations.

«Les données probantes émanant de cette étude pancanadienne permettront aux communautés francophones en situation minoritaire de mieux se positionner dans les secteurs économiques à forte croissance», selon la PDG de l’ACUFC, Lynn Brouillette.

Un exercice permanent

L’étude servira donc au développement de stratégies qui prendront en compte «l’offre de formation au niveau postsecondaire en français» afin de répondre aux besoins du marché du travail.

«Une relance économique post-covid qui n’aurait lieu qu’en anglais et qui ne tiendrait pas compte des besoins et des spécificités des francophones pourrait constituer un facteur d’assimilation.»

Alain Dupuis, le directeur général de la FCFA, dit qu’on a besoin d’avoir «un bon relevé du terrain et surtout, un relevé qui soit mis à jour régulièrement». Il souhaite donc que l’étude puisse devenir «un exercice continu».

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Alphabétisation

Par ailleurs, la FCFA compte désormais 20 organismes membres. Le 28 novembre, le conseil d’administration a ratifié l’adhésion du Réseau de développement de l’alphabétisme et des compétences (RESDAC), qui revient à la Fédération après avoir réglé des problèmes internes.

«Il s’agit d’un organisme tellement important pour nos communautés, et je me réjouis qu’il soit avec nous pour faire valoir les enjeux entourant le dossier crucial de la formation aux adultes», a souligné le président du lobby politique des francophones hors Québec, Jean Johnson.

Le RESDAC «donne une voix à ceux et celles qui travaillent pour relever les défis considérables en termes d’alphabétisme et d’acquisition des compétences essentielles sein de nos communautés». Le contexte de la covid rend le retour du RESDAC à la table de la FCFA encore plus fondamental, puisque les personnes faiblement éduquées ont été parmi les premières affectées économiquement par la crise.

«Le RESDAC s’assurera que les adultes faiblement scolarisés de nos communautés disposent des outils nécessaires pour faire partie prenante de la relance», a déclaré sa présidente Mona Audet.

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