Urgence CoViD-19 en Ontario: ça fait maintenant 3 mois

Toronto déconfine plus lentement qu’ailleurs

Les régions de Toronto, Peel et Windsor-Essex ne passent pas encore à l'étape 2 du déconfinement.
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On a l’impression que ça fait trois ans, mais la décision du gouvernement de l’Ontario de déclarer l’état d’urgence afin de fermer les écoles et les entreprises «non essentielles» pour freiner la propagation de la CoViD-19 – ou du coronavirus comme on disait au début – remonte maintenant à trois mois.

«Cette décision signalait le début de l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de l’Ontario», a reconnu le premier ministre Doug Ford mercredi en se permettant une rétrospective.

Mobilisation

«Notre gouvernement a immédiatement mobilisé ses efforts pour enrayer la propagation de la maladie, rejoint par des milliers de travailleurs et travailleuses de la santé de première ligne, nos bénévoles et nos entreprises, et les quelque 14,5 millions de personnes qui résident dans notre belle province. J’ai été impressionné par cette vaste mobilisation collective», a-t-il rappelé.

«Malgré cela, l’Ontario a subi des pertes bien plus lourdes que nous n’aurions pu les imaginer.»

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L’Ontario compte aujourd’hui un total de 21 425 lits de soins actifs et 3 276 lits de soins intensifs, dont 2 583 sont équipés de ventilateurs. Au plus fort de la crise, le système a été en mesure d’aménager entre 5 000 et 6 000 lits de soins actifs supplémentaires. On aurait pu faire passer ce nombre à 11 000 lits, si cela s’était avéré nécessaire.

Des progrès sur le front du dépistage et des traitements. Photo: Défense nationale

Dépistage

En quelques semaines, un réseau d’une trentaine de laboratoires a permis d’augmenter la capacité de dépistage de la province, de 3 000 tests par jour en mars à plus de 20 000 tests par jour ces dernières semaines. «L’Ontario est maintenant en tête du pays en matière de dépistage», assure le premier ministre.

«Et nos bureaux de santé publique ont amélioré leur capacité à effectuer rapidement la recherche des cas et des contacts, à répondre aux éclosions et à appuyer les efforts locaux de gestion de la pandémie.»

Plus de 610 millions $ ont servi à acheter du matériel essentiel, dont 10 040 ventilateurs, 123 millions de masques, 4 millions d’écrans faciaux, 173 millions de gants chirurgicaux et 21 millions de blouses médicales.

L’armée été appelée en renfort dans des centres de soins de longue duré. Photo: Défense nationale

Centres de soins de longue durée

Un financement d’urgence de 243 millions $ a permis aux centres de soins de longue durée – durement touchés par la pandémie, qu’on attendait plutôt dans les hôpitaux – d’embaucher du personnel supplémentaire et d’améliorer leur capacité.

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Des équipes d’intervention rapide des hôpitaux, renforcées par des membres des Forces armées canadiennes, travaillent encore avec 150 des quelque 600 foyers de soins de longue durée de la province pour protéger les résidents, contrôler les infections et renforcer les effectifs.

Plus de 4 300 bénévoles – notamment des infirmières à la retraite et des étudiants en médecine – se sont inscrits au programme offrant un soutien aux personnes touchées par le coronavirus, et plus de 24 400 Ontariens ont demandé à être jumelés avec des organisations qui avaient besoin d’aide.

Le plan d’action du gouvernement ontarien face à la pandémie de CoViD-19.

Endettement

Le trou creusé par la pandémie dans les finances publiques de la province dépassera 20 milliards $. Le déficit du gouvernement fédéral, lui, sera décuplé pour atteindre 250 milliards $.

«Alors que nous remettons progressivement en marche notre économie, notre gouvernement va continuer à soutenir les familles et les entreprises afin qu’elles puissent se remettre rapidement sur pied et que le travail puisse reprendre en toute sécurité», a conclu Doug Ford.

Ce déconfinement étapiste et à vitesse variable selon les régions, fait de Toronto une exception notable sur tout le continent: la dernière métropole qui ne retrouvera pas une certaine «normalité» avant la mi-juillet et peut-être pas avant septembre.

Les régions de Toronto, Peel et Windsor-Essex ne passent pas encore à l’étape 2 du déconfinement.

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