Une réserve d’émotions

400 objets ethnographiques, anthropologiques et artistiques

Sortir de sa réserve – 400 objets d’émotion
La cage de La Corriveau.
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Le Musée de la civilisation, à Québec, compte 225 000 pièces ethnographiques, anthropologiques et artistiques dans ses collections. Pour célébrer son 30e anniversaire, il en présente quelques centaines dans l’exposition Sortir de sa réserve – 400 objets d’émotion. C’est en montre jusqu’au 7 janvier 2019.

On se promène dans neuf zones représentant chacune une aspiration humaine: S’enraciner, Se transporter, Habiter, Apprendre, S’exprimer, Paraître, S’élever, Se perdre, Jouer.

Caverne d’Ali Baba

On dirait que les objets d’émotion sortent d’une caverne d’Ali Baba; ils vont d’un bison des bois empaillé à la cage de la Corriveau, en passant par les costumes de Sol et Gobelet, un tourne-disque des années 1960 et le piano de Claude Léveillée.

Sortir de sa réserve est la mémoire de notre société. Selon le directeur général du Musée, Stéphan La Roche, «loin du simple étalage, cette exposition suscite non seulement l’émotion, mais génère naturellement le dialogue intergénérationnel».

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Sortir de sa réserve – 400 objets d’émotion
Jeu d’échecs créé par Maurice Raymond et Lucienne Boyer vers 1935. (Photo: Musée de la civilisation)

Ordinaires, bizarres, magnifiques

Les objets en montre sont tour à tour ordinaires, bizarres, magnifiques ou célèbres. À titre d’exemple, l’abbé Georges Désilets du Séminaire de Nicolet s’est inspiré des expériences de Marconi sur la télégraphie sans fil pour inventer un prototype d’orgue sans fil en 1912.

En 1635, Abraham Martin concède une terre qui deviendra les Plaines d’Abraham, théâtre de l’une des plus importantes batailles de l’histoire de la Nouvelle-France. Trois cents ans plus tard, Maurice Raymond et Lucienne Boyer créent un jeu d’échecs qui rappelle les acteurs de ce conflit.

Prière et méditation

La zone S’élever présente des objets reliés, entre autres, à la prière et à la méditation. Au Canada français, l’exercice d’un culte ou d’un rituel religieux a longtemps occupé une place de premier plan. On peut admirer une chasuble du début du XXe siècle ou encore des croix de chemin.

La zone centrale de l’exposition met en valeur un coffret breton qui possède le plus ancien numéro d’acquisition, datant de 1927. À noter que 63 des quelque 430 objets livrent l’ensemble de leurs secrets grâce à des vidéos et des photos qui surgissent à mesure que l’on s’en approche.

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