Transformer de l’eau de mer en eau potable est si coûteux et énergivore que peu de pays se sont tournés vers cette alternative. Mais une compagnie norvégienne veut faire le pari que la désalinisation serait plus facile si l’usine était installée au fond de l’eau, plutôt qu’au bord de l’eau.
La logique derrière ce raisonnement: l’osmose inverse. On appelle ainsi une méthode de purification de l’eau.
Filtrer le sel
Lorsque cette méthode est utilisée en bord de mer, elle consiste à pomper l’eau de mer à travers une membrane composée de trous microscopiques qui ne font passer que l’eau, filtrant ainsi le sel et les minéraux. La pression nécessaire pour faire passer l’eau est ce qui nécessite le plus gros de l’énergie.
Or, en théorie, avec une usine au fond de l’eau, l’osmose inverse nécessiterait moins d’énergie, parce que la pression de l’eau — le poids de toute cette eau audessus de l’installation — devrait contribuer à pousser l’eau à travers la membrane.
Une économie d’énergie de 40 à 50%, selon la compagnie Flocean, qui espère commencer à «produire» de cette façon de l’eau potable au printemps 2026. Son équipement repose à 524 mètres de profondeur, près du port pétrolier de la zone industrielle de Bergen.


