Une fin d’hiver tout en musique en Ontario français

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Ce mois de mars est porteur de nombreux lancements d’albums et de concerts de chanteurs et musiciens franco-ontariens. Voici un aperçu de ce qui se passe sur notre scène musicale:

Gabrielle Goulet: Ton garage

«Mon nouvel album donne une nouvelle image de moi. Je ne suis plus juste la fille quétaine qui a chanté Papillons, je suis une fille qui a eu des expériences de vie sérieuses… On ne me prenait pas toujours au sérieux», raconte Gabrielle Goulet en entrevue à L’Express.

«Je veux que les adultes autant que les jeunes puissent écouter ma musique. Ce ne sont plus des histoires de petite fille».

Gabrielle Goulet a lancé son deuxième EP de cinq chansons Ton garage le 2 mars. «Dans cet album-là, j’ai vraiment été avec moi-même, j’ai écrit avec John Nathaniel, de Montréal. Il m’a amené autre part et m’a aidé à écrire des textes qui ne ressemblaient pas à ce qu’on trouvait sur l’autre album.»

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«Je dirais que celui-ci a un style pop folk country tout ensemble. Je voulais trouver une personnalité de moi que personne ne connaissait. Je voulais être unique. Trouver mon son à moi et non copier le son de quelqu’un d’autre.»

Née à Bourget, dans l’Est ontarien, cette hyperactive raconte avoir commencé à chanter à 14 ans. «Avant cela, j’étais une fille plutôt sportive et je n’avais jamais découvert les arts: j’ai eu la piqûre pour la musique. À 16 ans j’ai commencé à composer.»

«Au début, je composais beaucoup en anglais, car tous mes amis écoutaient de la musique anglophone et je voulais que mes amis écoutent ma musique. C’était ma façon de penser au début. Mais quand j’ai rencontré mon gérant Michel Bénac (du duo Swing), il m’a proposé de travailler avec moi en français. J’avais plus de difficulté au départ. C’était un petit défi pour moi, mais une fois cela surpassé, c’est plus réel et plus facile.»

Quant à son avenir, elle dit vouloir «continuer à faire de la musique, inspirer les gens. Quand je chante, je suis libre, je suis à ma place, je suis relaxe. Quand je suis sur scène, j’oublie tout», nous a-t-elle confié.

Janie Renée: L’Éden est un bazar

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«Mon nouvel album L’Éden est un bazar est plus jazz et plus latin. J’ai choisi d’endosser la musique qui chante à l’intérieur de moi, d’arrêter de faire un produit qui doit plaire aux radios. Dans le fond, dans cet album-là, je me plais à moi», nous dit Janie Renée.

Dans son nouvel album lancé le 2 mars, Janie Renée nous entraîne dans un monde world-jazz. «J’ai toujours fait des albums éclectiques. J’aime beaucoup de styles de musique, j’aime beaucoup de thèmes de musique. Mais mon amour premier est toutes les rythmiques latines. Ce sont des choses qui me viennent de seconde nature. C’est comme si la musique est inspirée au fond de moi.»

Pour ce nouvel album, «j’étais dans une phase un peu cynique. Je me disais qu’il y avait tellement de choses qu’on avait tenues pour acquises dans la vie. Alors qu’on est sensé, pourquoi on ne se questionne pas davantage? Pourquoi croit-on aveuglément des choses? La vision de l’Éden c’est beau mais quand on réalise que l’Éden c’est le bazar, alors on peut vivre très heureux en connaissance de cause, car il n’y a rien de parfait.»

Le deuxième album est fait avec plusieurs des mêmes musiciens de son premier, Les valises. «C’est le réalisateur Denis Normandeau qui fait la différence. On s’est vraiment éclaté en réussissant à faire un croisé de musiques complètement différentes.»

Son amour pour la musique date de ses 11 ans où elle raconte avoir «découvert un médium, un moyen d’exprimer des choses de façon acceptable socialement et de façon plus aisée pour moi».

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«Je marie cet intérêt pour la musique avec un amour de la langue, j’aime beaucoup la langue française, j’aime jouer sur les mots, les expressions. Le jazz en français c’est un véritable défi.»

Voyageuse, Janie veut donner à son audience, à travers ses chansons, l’occasion de voyager. «On a plus cinq minutes pour rêver, pour être dans notre imaginaire avec les réseaux sociaux. Je veux que les gens voyagent dans leur tête quand ils écoutent mon album.»

Georgian Bay: Patience

Patience est le nouvel album lancé ce 8 mars par le duo folk bilingue Georgian Bay (Joëlle Westman et Kelly Lefaive). Il s’agit de leur deuxième album après la sortie d’Horizons en 2014.

En tournée du 16 au 26 mars pour marquer ce lancement, elles seront accompagnées par la Franco-Manitobaine Rayannah.

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Elles commenceront leur tour à Owen Sound le 16 mars, pour se rendre le 18 à London (chez Joëlle), le 19 à Penetanguishene (chez Kelly), le 20 à Toronto au Burdock, 1184 Bloor Ouest, le 24 à Belleville, le 25 à Trenton, le 26 à Ottawa et le 27 à Montréal.

Édouard Landry: Pomme Plastique II

Le chanteur et musicien sudburois folk-rock-pop Édouard Landry lancera son deuxième album, Pomme Plastique II, le 23 mars.


Un an seulement après la parution de son premier opus Pomme Plastique, inspiré de New York, il se tourne vers Chicago pour revenir avec douze nouvelles compositions originales alliant mélodies accrocheuses à des textes empreints de poésie, entre réalité et fiction.

Le lancement a lieu au Red Fang Tavern de Sudbury, prélude à un spectacle le 2 avril au festival La Nuit sur l’Etang, toujours à Sudbury.

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Roxanne Potvin: For Dreaming

Née dans une famille bilingue à Regina, Roxanne Potvin est passée par Toronto avant de s’installer à Montréal il y a déjà plusieurs années.

Elle a toujours parlé les deux langues. «Quant à la musique, celle qui me passionnait et que j’écoutais était de la musique américaine et anglaise. Quand j’ai commencé à écrire, l’anglais me semblait plus naturel. Toutefois, j’ai toujours au moins une chanson en français dans mes albums.»

Roxanne lancera son nouvel album For Dreaming le 18 mars. «Cet album est plus moi que les autres. Je dirais qu’il n’y a pas une différence majeure entre celui-là et le précédent mais il y a une différence majeure entre celui-là et mon premier», nous a-t-elle confié.

«Les thématiques ne sont pas forcément différentes. Sur cet album-ci plus particulièrement, je voulais me concentrer sur des histoires et des scénarios très intimes, personnels. Je voulais utiliser la première personne, c’est très proche d’une conversation intérieure. Dans mon dernier album, j’utilisais la troisième personne, car je voulais être le narrateur plutôt que le personnage.»

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Sa carrière a vivement évolué depuis son engouement pour la musique à ses 15 ans. «Aujourd’hui, je suis indépendante, je fais tout par moi-même, je dois trouver mes fonds, mes subventions. Ma carrière n’a pas été une ligne droite en montant. C’était vraiment un parcours très sinueux.»

Quant à l’évolution de sa propre musique, «mes chansons sont plus accomplies que les premières. Je suis capable d’utiliser mon imagination plus facilement, de m’exprimer plus facilement. Quand j’ai commencé, on me reconnaissait en temps que blueswoman, mais je m’en suis éloignée pour aller vers le folk.»

«En ce moment, je suis vraiment encouragée par rapport à où est-ce que je me trouve. J’éprouve une certaine confiance. J’ai beaucoup moins peur d’aller de l’avant par rapport à avant. C’est plus facile de pousser et d’avancer», nous a fait-elle remarquer.

«Je veux continuer à construire ce qui est déjà là, à forger mon chemin sur scène. J’espère également développer le marché au Québec un peu plus. J’aimerais aussi revenir en Ontario, retourner vers l’Ouest. D’ailleurs avec d’autres artistes, je fais une tournée fin mars, on s’en va dans l’Ouest canadien.»

Les Chiclettes: Grève au trop-parfait

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C’est le 8 mars, Journée Internationale de la Femme, que le trio torontois Les Chiclettes lancent sur les réseaux sociaux son nouveau vidéoclip Grève au trop-parfait et leur campagne #JEMAIME.
 
Au moyen de ce mot-clic, les gens seront invités à expliquer pourquoi ils réussissent à dire «je m’aime». Une cinquantaine d’organismes au services des filles et femmes francophones à travers le pays participent à cette campagne.

Ces organismes feront la diffusion du vidéoclip à travers leurs outils de promotion et leur infolettre. Grève au trop-parfait est inspirée du vécu des trois interprète et de l’univers de leur alter égo colorés des années 40 que l’on retrouve sur scène. La chanson est aussi inspiré par le travail de Louise Hay Auras-tu le courage de te dire «Je m’aime».  

Grève au trop-parfait est tiré du récent album Voyage à trois des Chiclettes (Nathalie Nadon, Julie Kim Beaudry et Geneviève Cholette). Le vidéoclip est réalisé par Ian Purchase avec Michael Herring à la contrebasse, George Meanwell au violoncelle et à la guitare, Anna Atkinson au violon et à l’accordéon et Eric St-Laurent à la guitare.

Pour sa réalisation, elles ont profité de l’appui financier du Conseil des Arts de l’Ontario et de Musicaction.
 
L’acceptation de soi, thème majeur véhiculé dans la chanson touchent les femmes droit au cœur mais les hommes aussi. «Il faut briser les standards de beauté que la société nous impose, avoir le courage de dire ‘je m’aime’ sans culpabilité ni excuse», expliquent Les Chiclettes.

Pandaléon: Atone

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Le groupe de rock progressiste Pandaléon vient de dévoiler un vidéoclip de la chanson Amiante lancé dans l’album Atone sorti en janvier.

Le clip a été tourné dans une école primaire des années 1950 de l’Est ontarien «où le rock sonne merveilleusement bien» et où le groupe a vécu pendant plus d’un mois pour faire l’album.

Le samedi 19 mars, le trio formé de Frédéric Levac (claviers, machines et voix), Marc-André Labelle (guitares et amplis) et Jean-Philippe Levac (batterie et percussions) sera sur scène au Centre des Arts du Canada, à Ottawa.

Éric Dubeau en tournée

C’est par un spectacle «full band» à l’école secondaire Saint-Charles-Garnier de Whitby, samedi dernier, qu’Éric Dubeau a débuté une tournée qui le mènera à Chapleau, Hearst et Timmins les 10, 11 et 12 mars.

Il y présente les chansons de son dernier album Le Temps d’être heureux, sorti l’an dernier.


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L’auteur-compositeur-interprète s’inspire aussi bien du petit quotidien de la vie dans un village du Nord Canadien, de légendes locales entendues en Croatie, de la quiétude du paysage en Patagonie ou de l’énigme du Sphinx.
Originaire de Perkinsfield, sur la rive de la Baie Georgienne, l’auteur du succès Bâtir pays, interprété par Robert Paquette, ou encore de Paradis des maudits, a eu l’occasion au courant de sa carrière de sillonner le pays et de collaborer avec de nombreux artistes.

Depuis ses débuts en 1993 et la sortie de ses deux premiers albums, Par chez nous, en 1997, et Coeur et Âme en 2001, Éric Dubeau s’est présenté en spectacle à plus de 200 reprises.
Après une longue pause de 13 ans, où sa carrière artistique a cédé la place à un rôle de gestionnaire au Conseil des Arts de l’Ontario, Le Temps d’être heureux marque son grand retour à la musique.

Au cours des prochaines semaines, l’auteur-compositeur-interprète entamera la production d’un vidéoclip pour la chanson Une lettre de mon père, qui sortira au printemps.

Cabane à sucre à Toronto

Rappelons que les chanteurs et musiciens franco-ontariens Stef Paquette, Amélie et les Singes Bleus, Cindy Doire, Mélanie Brulée se produiront à la Cabane à sucre créée par Waterfront Toronto à Sugar Beach les samedi 12 et dimanche 13 mars.

Dégustations de sucre d’érable, démonstrations de sculpture sur glace, méga séance de chants en plein air, patinage au parc Sherbourne Common, camions-restaurants servant de la tourtière et de la poutine: des activités pour toute la famille.

Sermaine de la francophonie

Soulignons enfin qu’à Toronto, c’est du 17 au 24 mars que se déroulera la Semaine de la francophonie, qui propose une foule d’activités, dont plusieurs concerts:
– le 17 mars au Round Venue, le spectacle pluridisciplinaire Impressions du théâtre Novo;
– les 17, 18 et 19 mars au théâtre Berkeley l’Acadienne Lisa LeBlanc et la Montréalaise d’origine haïtienne Mélissa Laveaux;
– le 19 mars Shaabi Marocain à l’Alliance française;
– le 24 mars une soirée Franc’Open Mic toujours au Free Time Café.

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