Une ambassadrice pour les vins bios à Toronto

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Suscitant encore une certaine indifférence et même un peu de méfiance en France, les vins «bios» ou «organiques» sont très prisés chez nous, même si l’offre est encore limitée.

«Chez moi (à Bordeaux), les vignerons qui n’utilisent pas de pesticides ni de fertilisants ne s’en vantent pas nécessairement, comme si ça n’intéressait pas le consommateur», indique Coralie Tauzin, ambassadrice des vins Gilles Louvet au Canada, distribués à Toronto par Eurovintage (www.rareearthwines.com).

Au Canada et aux États-Unis toutefois, c’est vendeur.

La France, où les surfaces certifiées bio et en conversion représentent plus de 8% du vignoble national, est tout de même déjà le second producteur de vins bios après l’Espagne. Certains vignerons avaient déjà pris ce virage depuis longtemps.

C’est le cas de Gilles Louvet, dont la plus grande partie de la production est exportée, comme le Pinot noir et le Chardonnay du Languedoc «O» qu’on trouve depuis quelques mois à la LCBO, aux côtés de son Roche Bastide, un Côte du Rhône.

Dans quelques mois, on aurait aussi droit à une Blanquette de Limoux, un pétillant, qu’on appellera «bulles d’O»!
Gilles Louvet est à la fois négociant et vigneron, une combinaison plutôt rare. «Tout est bio depuis le début (1993) chez lui», indique Coralie Tauzin.

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«Le Languedoc-Roussillon est maintenant la première région bio de France, suscitant beaucoup d’intérêt chez d’autres vignerons pour voir comment on fait.» Outre l’usage très limité de produits chimiques (le sulfate de cuivre est accepté), c’est aussi une agriculture qui privilégie la récolte à la main.

Amoureuse du vin depuis son adolescence, cette jeune ambassadrice (elle n’a pas 30 ans) faisait des études en géo-politique et a réussi à combiner ses passions en faisant son mémoire sur la géo-politique des vins, en France, mais aussi en Californie où elle a travaillé. Elle détient une maîtrise de l’Université de Bordeaux en commerce du vin.

Elle compte rester quelques années au Canada avant de retourner en France, «idéalement à Bordeaux», souhaite-t-elle.

Elle est aussi convaincue de la valeur des vins organiques, racontant volontiers qu’elle est déjà rentrée le bras gauche couvert d’irritations après avoir conduit la fenêtre ouverte dans un chemin bordant des vignes qu’on aspergeait de pesticides.

La surface viticole bio a triplé en France depuis 5 ans, et les jeunes sont plus nombreux à en boire. Un Français sur trois consomme assez régulièrement des vins bios. Tous les espoirs sont donc permis.

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