Une affaire de famille à la Galerie 1313

Les photos numériques et argentiques de Gilles Morin et son fils Dakota

Gilles Morin et son fils Dakota à la Galerie 1313.
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Depuis le 25 avril, la Galerie 1313 (au 1313 ouest de la rue Queen), une galerie d’art contemporain, accueille HOOPALA, une expo photo père-fils. L’artiste Gilles Morin et son fils Dakota, étudiant en photographie, y unissent leurs arts jusqu’à ce dimanche 5 mai.

Une salle, deux ambiances

D’un côté, les tirages argentiques de Dakota, étudiant à l’Université OCAD. De l’autre, les portraits photo colorés de son père Gilles, artiste francophone installé à Toronto depuis de nombreuses années.

Si Dakota apprécie la photographie argentique et son père la photographie numérique, tous deux souhaitent dépeindre leur façon de voir le monde. La photo leur permet de s’exprimer librement. «Finalement, c’est un défi personnel et anthropologique que nous nous donnons», explique Dakota.

Les portraits de Gilles, hauts en couleur, rendent hommage à la vieillesse.

«Il était intéressant pour nous de mener un projet père-fils comme celui-ci. Une certaine sensibilité entre davantage en jeu et nous tendons à l’exprimer par le biais de ces photographies.»

Trouver une galerie pour exposer son art est une épreuve compliquée. «Quand l’occasion s’est présentée, je l’ai immédiatement saisie!», explique Gilles Morin qui a déjà exposé à la galerie 1313, mais jamais avec son fils.

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Une ode à la vieillesse

Gilles Morin dresse des portraits imposants et hauts en couleur. Une grande partie de son travail s’axe autour de la retouche numérique, sur son ordinateur, de chacune de ses photos.

Ce graphiste industriel de formation a toujours voulu faire de l’art. Peinture, photographie, dessin (sur papier et sur iPad): Gilles Morin est un touche à tout. «J’ai toujours cette envie de découvrir de nouvelles choses. Me renouveler sans cesse est essentiel.»

«Je veux dépeindre l’acceptation de soi»

 

Avec ces photographies, il souhaite, par le biais de modèles assez âgés, rendre hommage à la vieillesse. «Lorsqu’on vieillit, on prend conscience de nombreuses choses. On peut faire ce que l’on veut quand on est vieux. Notre corps s’affaisse, mais notre mémoire reste et quoique l’on fasse, la vieillesse ne disparaît pas.»

En effet, Gilles ajoute que lorsqu’il photographie des personnes, il parvient à distinguer leurs forces, leurs peurs, leurs émotions. Il travaille chaque portrait en fonction de ce qu’il ressent de son modèle.

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Gilles Morin et son fils Dakota à la Galerie 1313.

Traduire ses émotions avec la couleur

La couleur apparaît comme un élément majeur dans ses œuvres d’art. «J’ai toujours aimé la couleur. Je suis très impressionné par les peintures flamandes par exemple. La couleur me permet de faire ressortir mes sentiments, ma richesse.»

Le choix du portrait est mûrement réfléchi chez Gilles Morin. «Le portrait m’aide à faire ressortir les émotions du personnage, il est le reflet de tout un pan de lui, grâce au focus sur le visage. La couleur permet de faire ressortir le reste.»

L’une de ses œuvres est un autoportrait. «C’est important pour moi d’exposer un autoportrait. J’exprime ce que je ressens à propos du monde de l’art.»

Un esprit old-school

De son côté, Dakota a opté pour une série de tirages aux inspirations «années 90». Il y capture ses amis lors de moments de vie quotidienne.

«Je souhaite dresser les portraits des personnes auxquelles je tiens et créer des souvenirs», explique le jeune homme de 19 ans. Ainsi, il espère ramener le public à l’époque de leur jeunesse. «Ses photos me rappellent ma jeunesse, effectivement», s’amuse son père.

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Il emporte toujours son appareil photo avec lui lorsqu’il rencontre ses amis. «J’aime saisir l’instant», ajoute-t-il. La photographie argentique reste pour lui, un moyen d’exprimer sa façon de voir le monde.

Les nuances de bleu et de vert pastel se succèdent et créent une harmonie enchantée entre tous ses clichés. «Je n’ai aucun contrôle sur ma couleur. C’est cela que j’aime avec l’argentique.»

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