Un drone qui s’occupe de ses oignons

Un drone pour surveiller les cultures.
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Des producteurs de légumes du marais Holland, une zone extrêmement fertile située près de Bradford, au nord de Toronto, mènent un projet  avec l’Université de Guelph afin de tester des technologies innovatrices qui rendraient plus efficaces et plus économiques leurs programmes de lutte antiparasitaire  pour des cultures clés comme les oignons et les carottes.

«La détection précoce des parasites est d’une importance capitale, et ce projet nous aide à cerner les problèmes en temps réel, ce qui nous permet de donner des conseils judicieux et de proposer des solutions efficaces aux producteurs», explique le directeur général de la Bradford Co-op, Matt Sheppard.

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Chaque semaine, un drone octocoptère prend des photos des champs de légumes du marais. La chercheuse principale Mary Ruth McDonald et son équipe de la Station de recherche sur la culture de terres noires de l’Université de Guelph exécutent le programme de lutte antiparasitaire et utilisent ces images pour détecter hâtivement les maladies et les insectes afin de permettre aux producteurs de prendre les mesures de phytoprotection appropriées et de prévenir ou d’atténuer les dommages.

Le mildiou, qui entraîne des baisses de rendement et réduit l’aptitude à la conservation, est la maladie la plus néfaste pour les oignons dans cette région; la brûlure stemphylienne est aussi un problème grave.

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«La technologie à laquelle ce projet nous donne accès accroît l’efficacité de notre programme de dépistage en culture et permet aux producteurs de prendre des mesures préventives plutôt que correctives en matière de protection des cultures», explique M. Sheppard.«Les producteurs peuvent cibler très rapidement un secteur qui pose problème et décider du traitement qui convient pour préserver la santé des cultures.»

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L’information tirée des images aériennes pour prévenir ou atténuer les problèmes se traduit par une utilisation réduite et plus ciblée des produits de protection des cultures, ce qui entraîne des économies immédiates de 5 000 $ à 50 000 $ par producteur, selon la culture et la taille de la ferme. Plus important encore, cette technologie assure la capacité des producteurs de continuer à fournir des produits de qualité, et celle des consommateurs d’avoir accès à des légumes locaux.

En raison des sols uniques du marais Holland, les producteurs de cette région doivent collaborer pour trouver des solutions aux défis auxquels sont confrontées leurs cultures, dit M. Sheppard. «Des terres tourbeuses comme les nôtres n’existent pas ailleurs, alors nous devons être autonomes et prendre les choses en main pour trouver des solutions.»

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