Renaissance de la culture des poires en Ontario

90% des poires sont importées


29 septembre 2016 à 15h21

Une nouvelle variété a redonné vie à la culture de poires, qui était en voie d’extinction, en Ontario.

L’automne dernier, la poire Cold Snap a été lancée — une nouvelle variété résistante aux maladies qui demeure croquante et juteuse, même lorsque le fruit passe du vert au jaune, contrairement aux poires conventionnelles qui deviennent molles et pâteuses lorsqu’elles mûrissent.

Michael Ecker, président de la coopérative agricole de Vineland qui célébrait son 100e anniversaire en 2013, a obtenu du financement «pour déterminer le marché disponible et pour savoir ce qui est requis pour cultiver de nouvelles poires au Canada», explique-t-il.

«Un deuxième projet nous a donné le financement nécessaire pour faire en sorte que les nouvelles poires soient disponibles pour les consommateurs.»

Transformation

À une époque, la majorité des poires de l’Ontario étaient cultivées pour le marché de la transformation. Toutefois, à mesure que les conserveries de la province fermaient leurs portes, les fruiticulteurs avaient besoin de quelque chose de nouveau.

Les premiers poiriers Cold Snap ont été plantés en 2011 avec la première récolte en 2015. À ce jour, plus de 70 000 poiriers ont été plantés. Selon l’estimation de M. Ecker, ceux-ci produiront 60 000 corbeilles de fruits annuellement lorsqu’ils auront atteint une pleine production.

«Plus de 90% de toutes les poires consommées au Canada sont importées», dit-il. «Ceci signifie qu’il y a un énorme marché au Canada pour des poires fraîches canadiennes pendant l’hiver.»

La récolte de fruits a lieu en octobre et est disponible sur le marché jusqu’au mois de mars ou d’avril, selon la demande.

Retombées

Il y a également des avantages économiques. Une industrie revivifiée de la poire créera des emplois locaux pour le secteur de l’emballage et agricole. La coop de Vineland vient d’investir dans un important agrandissement de ses installations d’entreposage dans la ville de Virgil, près de Niagara, pour stocker la nouvelle récolte de poires Cold Snap.

Pour les producteurs, la poire est également un ajout bien accueilli. Sa résistance au feu bactérien, conjointement avec de nouvelles plantations à haute densité, semblables à celles retrouvées dans l’industrie pomicole, en fait une culture viable à cultiver pour les marchés du produit frais.

«La poire Cold Snap est une véritable relance pour l’industrie», soutient M. Ecker. «Avec la fermeture des conserveries et la pression subite en raison des maladies, nous en étions au stade où les poires n’étaient plus cultivées.»

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