La culture d’Haskap: une nouvelle opportunité pour le Nord

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Une nouvelle culture de petits fruits pour climat frais pourrait présenter des débouchés commerciaux accessibles dans le sud aux agriculteurs du nord, et pourrait également être une source d’approvisionnement en produits alimentaires locaux pour les communautés du nord.

Les résultats du projet de deux ans piloté par l’Association pour l’amélioration des sols et des récoltes du nord-est de l’Ontario sur la façon de mieux cultiver l’Haskap (camerisier) dans le nord de l’Ontario sont très prometteurs.

«Nous avons toujours eu des bleuets sauvages dans le nord, mais il serait vraiment agréable d’avoir un plant à floraisons plus fertiles comme grandes productions agricoles sur les terres agricoles typiques de la région», indique Graham Gambles de l’Association pour l’amélioration des sols et des récoltes du nord-est de l’Ontario. «Il faut nous différencier des autres – avec un produit unique ayant une grande valeur marchande et peu de concurrence sur le marché.»

La solution pourrait reposer sur l’Haskap, une baie plutôt longue en forme de doigt ayant un goût similaire aux bleuets sauvages, elle pousse mieux dans les climats nordiques que dans les régions du sud, et elle contient beaucoup plus d’antioxydants que les bleuets sauvages.

Au cours des deux dernières années, 16 agriculteurs du nord-est de l’Ontario ont semé 100 plants «compagnons» (25 de chacune des quatre variétés développées par l’Université de la Saskatchewan) et une douzaine de plants «pollinisateurs» provenant d’une variété européenne.

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«L’Haskap convient parfaitement à la production dans la région, de Muskoka à Moose Factory, et de la frontière du Québec jusqu’à Wawa. Nous le considérons comme un plant résistant au froid dans les zones de ‘rusticité des plants’ de un à quatre, même lors de la période hivernale 2013-2014, laquelle fut la pire depuis des décennies dans notre région », indique Gambles. «Dans le nord de l’Ontario, à l’exception des zones humides, il n’y a aucune limite de climat ou de sol qu’on puisse constater pour l’Haskap.»

Les plants commencent à produire une récolte substantielle de fruits à compter de la troisième année, et devraient être en pleine production au bout de cinq ans, avec une espérance de vie de 30 ans. Le mûrissement des fruits se produit pratiquement au même moment que les fraises sauvages – un mois complet avant les bleuets sauvages – et la production est censée être de 3,17 kg à 4,54 kg (7 à 10 lb) par plant.

Gambles suggère que les prix pour l’Haskap pourraient atteindre ou dépasser ceux des bleuets sauvages locaux du nord, lesquels, pour la plupart des années, sont actuellement à environ 8 $ par livre. Les occasions d’affaires initiales seraient les ventes sur le marché des produits frais par le biais des marchés agricoles et les entreprises d’auto-cueillette.

L’Haskap peut être utilisé dans n’importe quelle recette nécessitant des bleuets, en plus de possibilités à valeur ajoutée pour les confitures et les produits de boulangerie-pâtisserie. Il y aura même la possibilité de production de vins de fruits à mesure qu’il y aura plus de baies en production, ajoute-t-il.

Il existe également une possibilité pour les communautés isolées dans le «Grand Nord» de faire pousser localement l’Haskap.

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Le projet pilote de l’Association pour l’amélioration des sols et des récoltes du nord-est de l’Ontario englobait intentionnellement un emplacement à Moose Factory, une communauté au sud de la baie James, où la majorité des plants ont survécu aux températures froides de l’hiver dernier.

«Moose Factory est une zone de rusticité des plants, et si les plants peuvent y survivre, ils pourraient être en mesure de survivre plus au nord également – peut-être même à Attawapiskat », indique Gambles. « Ils peuvent pousser dans des endroits protégés autour de bâtiments et les floraisons peuvent tolérer une température de -6C à -8C au printemps. Par conséquent, vous pouvez vous attendre à une culture de ces plants pratiquement n’importe où dans le nord de l’Ontario.»

Le projet a été financé par l’entremise d’une subvention régionale pour partenaire de l’Association pour l’amélioration des sols et des récoltes de l’Ontario, avec un soutien supplémentaire de Phytocultures Ltd. de l’Île-du-Prince-Édouard, des laboratoires SGS Agrifood Laboratories et de la Société d’aide au développement des collectivités de Témiskaming sud.

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