Dix-huit mois de correspondance d’outre-tombe entre les écrivains Robert Lalonde (né en 1947) et Gustave Flaubert (né en 1821). Voilà ce que renferme le roman épistolaire L’imagination que donnent les vraies tendresses, de Robert Lalonde.
Séparés par la mort, mais unis dans l’obsession des mots, les deux compères échangent librement et ouvertement, vilipendant souvent de concert leur époque. Entre eux, pas de frontière de temps ni d’espace.
4000 lettres
La correspondance de Flaubert est constituée de plus de 4 000 lettres adressées à près de 300 correspondants, tels que Guy de Maupassant, Georges Sand, les frères Edmond et Jules Goncourt, Louise Colet, Ivan Tourgueniev, Maxime Du Camp et Émile Zola. Elle s’étend sur une période de près de 50 ans, de 1830, quand Flaubert avait 9 ans, à 1880, année de sa mort. Elle a été parfois considérée comme son chef-d’œuvre.
Robert Lalonde a lu toutes ces lettres et les a assimilées au point de nous hypnotiser, de nous faire croire en une réelle correspondance dans un espace et un temps communs. Une vingtaine de lettres sont échangées entre novembre 2022 et avril 2024 pour Lalonde et entre novembre 1888 et avril 1880 pour Flaubert.
Considéré comme l’un des plus grands romanciers du XIXe siècle, aux côtés de Hugo, Stendhal, Balzac et Zola, Flaubert se distingue par sa conception exigeante du métier d’écrivain et par la modernité de sa poétique romanesque.


