Toute une vie en photos

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François Ricard a consacré deux livres à Gabrielle Roy, dont il était un proche. D’abord une étude de son œuvre (1975), puis une volumineuse biographie (1996). Il a récemment publié un magnifique recueil de quelque 140 photos, plus des dessins, peintures et couvertures de livres. Le tout s’intitule simplement Album Gabrielle Roy.

Âme dirigeante de l’édition du centenaire des œuvres de Gabrielle Roy, François Ricard nous présente une variété de documents iconographiques, dont de nombreux inédits. Ils figurent en ordre chronologique et rappellent les principales étapes de vie et de carrière de l’auteur de Bonheur d’occasion.

Gabrielle Roy est né à Saint-Boniface (Manitoba) le 22 mars 1909. Une photo prise vers 1913-1914 nous la montre avec ses sœurs Adèle et Bernadette. On la surnommait alors Petite Misère en raison «de sa santé fragile et de son caractère plutôt difficile».

De 1940 à 1945, Gabrielle Roy est journaliste pour Le Bulletin des agriculteurs, mensuel montréalais. Elle «fraye alors dans les milieux proches du Parti libéral, dont elle partage les idées réformatrices». On la voit interviewant le premier ministre québécois, Adélard Godbout.

La publication de Bonheur d’occasion, en 1945, connaît un succès retentissant.

Pour échapper au tourbillon médiatique et se refaire des forces, Gabrielle Roy passe l’été à Saint-Boniface. Elle y rencontre Marcel Carbotte, jeune médecin d’ascendance wallonne. «C’est le coup de foudre. Trois mois plus tard, le 30 août 1947, ils se marient dans la plus stricte intimité; elle a 38 ans, il en a 33.»
Le livre nous apprend que, entre la fin des années 1940 et le début des années 1960, Gabrielle Roy a travaillé à un projet de saga relatant la vie de sa mère, Mélina Landry. Malgré plusieurs versions, le projet est finalement abandonné.

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Deux pages du manuscrit sont reproduites dans le livre. Des ébauches seront reprises dans La route d’Altamont et dans De quoi t’ennuies-tu, Éveline?

L’écrivaine franco-manitobaine a reçu à peu près toutes les marques de reconnaissance, de l’Ordre du Canada (1967) au Prix Athanase-David (1971) et au Prix Molson du Conseil des Arts du Canada (1978), sans compter ses trois Prix du Gouverneur général. Une photo nous montre Roland Michener qui la fait Compagnon de l’Ordre du Canada, le 1er juillet 1967.

L’album regorge de photos pleine page montrant surtout le visage de Gabrielle Roy en 1929, 1931, 1935, 1939, 1945, 1946, 1951, 1956, 1958, 1961, 1972, 1975 et 1979. Dans Rue Deschambault, elle a écrit: «Je pense qu’on doit s’ennuyer longtemps d’avance du long chemin à faire, du visage définitif que nous donnera la vie. La curiosité de nous connaître, peut-être est-ce là ce qui nous tire le mieux en avant.»

L’ouvrage termine en présentant une liste des écrits de Gabrielle Roy. Pour chaque œuvre, on y indique la première édition et les éditions courantes (les chercheurs seront ravis). La liste inclut aussi la correspondance de l’auteure et des récits inédits.

Mon seul bémol a trait à la couverture du livre. La photo que vous voyez sur l’image est celle d’une bande de papier qui entoure l’album. La vraie couverture n’arbore qu’un tout petit dessin qu’Harold Town a esquissé du visage de Gabrielle Roy (où elle semble plutôt mécontente). On aurait pu certainement faire mieux.

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