Toronto Art Expo: l’art est de saison

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Températures douces, extraits de soleil, bonne humeur… Oui, le printemps est bel et bien de retour à Toronto. Et il n’est pas venu seul. Chaque année, l’art fleurit de créativité et d’inspirations nouvelles, à travers le Toronto Art Expo: la foire d’art printanière de la ville reine.

De jeudi à dimanche dernier, à l’occasion de la 12e édition du Toronto Art Expo au Metro Convention Centre, différentes voix et visions du monde cohabitaient sous un même toit: celui de la passion artistique.

Invitation au voyage

Visiteurs, passionnés d’art, acheteurs ou simples rêveurs. Au palais des congrès, chacun faisait son chemin. Un peu comme des vagabonds, à la recherche de la perle rare où de la simple émotion, chacun se laissait porter, d’un tableau, d’une sculpture, d’une photographie, d’un artiste à l’autre.

Une exposition, oui, mais surtout une invitation au voyage. Et plus de 200 exposants représentant 12 pays, tendaient ainsi un billet vers leur propre destination, réelle ou imaginaire, à la croisée de techniques et de supports des plus originaux.

Peintures et travaux en deux dimensions, photographies, gravures, sculptures, installations diverses, et cette année, créations de verre: à travers des milliers d’oeuvres et pièces rares internationales, on y retrouvait les principales tendances de l’art contemporain.

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Une histoire de mouvement

En avançant un peu plus au fil des couloirs, arrive alors le moment où l’on se retrouve plongé entre couleur et noir et blanc, à la découverte du travail de l’artiste montréalaise Diane T. Tremblay. À son kiosque Encre et Papier, cette dernière explore notamment la question du mouvement, en noir et blanc.

«Au départ, dans ma démarche, je me suis questionnée sur l’identité des choses, le monde dans lequel on vit, ce que l’on voit, ce qu’est la réalité», explique l’artiste.

«Finalement, ce que l’on voit, c’est une construction à partir de notre vécu, de nos croyances. Les choses ne sont jamais les mêmes d’une seconde à autre. Ce que l’on voit est en constante transformation. Avec l’objet, j’exerce mon propre pouvoir de transformer les choses pour questionner la réalité.»

À travers ses œuvres, elle explore donc la réalité, la vie, la nature, mais aussi le monde et son avenir, qui pour elle est en danger. Ce que l’on retrouve notamment à travers sa série d’oeuvres nommées Déplacements, représentant des ailes de libellule transportant des vêtements.

«C’est un peu comme s’il y avait un sauvetage, comme si on était arrivés à la fin d’un monde, et qu’on devait en changer. Les insectes sont très présents, car c’est difficile de penser à éliminer la vie jusqu’à l’insecte», explique-t-elle. «Les ailes de libellule se sont mises ensemble pour sauver l’humanité, mais en même temps, le corps est absent. Ce qui reste c’est le vêtement, le souvenir de quelque chose qui a existé, le souvenir de l’humanité. »

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Vêtement

Le vêtement est d’ailleurs au cœur de sa démarche artistique. À son second kiosque Œuvres Choisies, en couleur cette fois, l’artiste revisite les textiles, bois et matières recyclées pour leur donner une seconde vie.

«Le vêtement est très présent dans mon travail. C’est une armure, une protection, et surtout une apparence: tout ce qu’on peut faire, c’est essayer d’avoir une idée de qui l’on est, à partir de ce que l’on porte. Travailler le vêtement est donc un détournement de l’apparence», raconte Diane.

Séchés, trempés dans la peinture acrylique, enroulés autour du bois, cousus… en utilisant ses propres vêtements, l’artiste laisse une partie d’elle même dans son art. «Ça donne une aura, du vécu, une usure, étant donné que ce sont des vêtements que j’ai portés. C’est une relation particulière, où chacun peut se reconnaître.»

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