Spatialismes et réalismes en sculpture et en peinture

Fontana, Botero, Rubens

éditions Taschen
Fontana, Concept spatial, 1962-63, p. 42-43.
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Avec leur Petite Collection, les éditions Taschen nous permettent de disposer de trois nouveaux livres qui ne peuvent qu’agrémenter nos loisirs: Fontana, Botero, Rubens, que leur talent rapproche, que leur diversité éloigne.

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Fontana, éditions Taschen, Petite Collection, relié, nombreuses illustrations, 96 p.

Lucio Fontana

Ce peintre italien est né le 19 février 1899 en Argentine. Son père est italien et sculpteur et sa mère, une Argentine d’origine italienne, est une actrice de théâtre.

La petite enfance de Lucio se passe en Italie. Il apprend la sculpture auprès de son père. À 22 ans, en 1921, il retourne en Argentine où il travaille comme sculpteur.

En 1927 il retourne en Italie où il poursuit des étude de sculpture auprès du sculpteur italien de Milan, Adolfo Wildt (1868-1931), et présente sa première exposition en 1930.

La guerre

Cette exposition sera suivie de plusieurs autres comme la Triennale de Milan, la Biennale de Venise, la Quadriennale de Rome. Son style, plus personnel, figuratif et abstrait, lui fait obtenir les éloges de la critique.

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Mais la guerre éclate en Europe et en 1940 Lucio Fontana s’installe à Buenos Aires, où il remporte plusieurs concours de sculpture. Il devient professeur de l’École des Beaux-Arts et publie le Manifeste Blanco.

Dans ce document, il énonce les règles d’un art à naître, articulé autour des concepts de temps et d’espace. Il s’agit, annonce-t-il, de tourner le dos à «l’usage des formes connues de l’art» pour privilégier, au contraire, «le développement d’un art fondé sur l’unité du temps et de l’espace». (Universalis.fr)

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Fontana, Taglio rosso, 1968, p. 52 (résultat).

Son mouvement

Il revint à Milan après la guerre, il fonde le Movimento spaziale (Mouvement spatialiste) avec d’autres artistes et intellectuels.

L’année suivante, il sort un second manifeste sur le spatialisme, un «manifeste technique». En 1949, il crée les premières peintures en perçant la toile, une innovation dont l’origine vient probablement de sa formation de sculpteur à la recherche d’une troisième dimension.

L’ouvrage très illustré de Taschen nous montre comment Fontana, pour qui «la toile n’est pas ou plus un support mais une illusion», poursuit son œuvre spatialiste jusqu’à son décès le 7 septembre 1968 à Comabbio, près de Varèse en Italie. Le mouvement spatialiste associé à l’art informel a perdu son fondateur.

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Fontana, La fine di Dio, 1963-64, p. 73.

Botero

Disons-le de suite, avec Botero, les rondeurs s’affichent. Il suffit de regarder la couverture du livre que lui consacrent les éditions Taschen pour s’en apercevoir.

Elle représente le tableau La maison de Maria Duque. Dans ce livre, on peut voir de nombreuses reproductions de tableaux ou de statues de Botero réparties dans les 96 pages habituelles des ouvrages de cette Petite Collection, aux formes surtout féminines très arrondies.

Il n’est pas étonnant que les œuvres de Botero aient fait scandale ou suscité des polémiques dans les milieux artistiques et critiques d’art de son époque.

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Botero, éditions Taschen, Petite Collection, relié, nombreuses illustrations, 96 p.

Influences diverse

Fernando Botero est un aquarelliste et sculpteur colombien né le 19 avril 1932. Aîné d’une famille de trois garçon, il passe son enfance à Medellin, sa ville natale, la deuxième ville de Colombie après la capitale Bogota.

La formation artistique de Fernando est difficile à définir, car c’est un mélange d’influences diverses, ses études primaires et collégiales, son intérêt pour l’art ancien colombien et mexicain, son expérience de la tauromachie lors de ses deux années passées dans un école spécialisée, décidées par un oncle fanatique de la corrida.

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Mais ses dessins intéressent le grand journal de Medellin, El Colombiano, qui les publie. Il a 16 ans. Le journal publie en 1848 un texte de Botero qui lui vaut l’expulsion de son collège mais montre bien le sens de son orientation artistique: Picasso y la inconformidad en el arte (Picasso et le non-conformisme en art).

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Botero, Femme agrafant son soutien-gorge, 1932, p. 51.

Réalisme magique

En 1951, il gagne Bogota et s’intéresse au domaine littéraire, écrivains et œuvres, et en particulier au courant du réalisme magique, une expression utilisée pour rendre compte de productions littéraires et artistiques où se retrouvent des éléments qualifiés de «magiques», «surnaturels» ou «irrationnels», présents dans un environnement social ou historique «réaliste» et non purement imaginaire.

Et en 1951, Botero présente sa première exposition dans une galerie d’art de Bogota, comprenant dessins, aquarelles, gouaches et tableaux à l’huile..C’est un succès, il parvient à vendre quelques toiles, ce qui l’incite à peindre. C’est le début de sa carrière.

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Botero, Excursion sur le volcan, 1966, p. 19.

Le Colombien

«Le plus colombien des artistes colombiens», comme il se qualifie lui-même, se fait connaître par une deuxième exposition en mai 1952. Il présente les œuvres qu’il a réalisées dans un séjour côtier.

Son tableau Frente al mar (sur la côte) remporte le deuxième prix du Salon des artistes de Bogota. Avec le montant du prix, 7 000 pesos, il s’envole vers l’Europe, s’y fait connaître, et revient à Bogota en 1955 où il poursuit sa carrière.

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Rubens, éditions Taschen, Petite Collection, relié, nombreuses illustrations, 96 p.

Rubens

Le livre de la Petit Collection Taschen condense, dans une présentation pratique et agréable, l’ouvrage consacré à Rubens présenté dans L’Express du 13 mars 2018.

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