Sexe, histoire et science fiction

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L’amour soft-porno d’un couple, celui d’une fillette pour un adulte, l’étonnante relation avec la mère, le délire incestueux, l’amour passionnel ou aliénant, voilà autant de possibilités déclinées avec audace par Marie-Sissi Labrèche. Amour et autres violences est une «tornade d’hormones et un ouragan d’images érotiques».

Dans une nouvelle, un personnage dit que «ton imaginaire va avoir envie de foutre le camp si tu commences à te censurer à cause des qu’en-dira-t-on». Ce n’est certainement pas le cas de l’auteure!

Le style de Marie-Sissi Labrèche est raffiné. Pour dire que le temps est maussade, elle écrit qu’«il fait gris souris dehors». Pour décrire une peau ridée, elle parle d’un «visage fissuré comme une toile du Moyen Âge».

La pilule Effexor revient à quelques reprises. Si j’ai bien compris, il s’agit d’un calmant qui aide à combattre «le diabète de l’âme».

Les personnages d’Amour et autres violences sont mis en scène dans une langue vive, aiguisée et entrainante. Ces nouvelles écrites sur vingt ans forment un recueil inventif et saisissant!

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Marie-Sissi Labrèche, Amour et autres violences, nouvelles, Montréal, Éditions du Boréal, 2012, 164 pages, 19,95 $.

Cinquante ans après son décès (5 août 1962), Marilyn Monrœ demeure l’icône absolue de l’imagerie hollywoodienne.

Depuis la publication de Fragments, on connaît ses écrits intimes et les états d’âme qu’ils révèlent. Voici une série de dessins, ou plutôt d’esquisses, pour la plupart croqués sur le vif, comme ce chat qui cherche à attraper sa queue, ou ce couple en train de faire l’amour.

«Girl Waiting présente des esquisses inédites de l’exquise icône hollywoodienne. Treize dessins en tout, et une série de photos réalisées par Joshua Logan, le réalisateur de Bus Stop, lors de la visite d’une collection privée de tableaux à Los Angeles où Marilyn prend la pose devant des œuvres de Manet, Daumier, Cézanne, Picasso.

Marilyn Monroe, Girl Waiting, dessins et esquisses, Paris, Éditions du Seuil, 2012, 64 pages. 34,95 $.

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Micheline Marchand détient une maîtrise en histoire et a signé divers ouvrages sur les pionniers de sa région natale, la Huronie, y compris les Métis qui sont ses ancêtres. Sur les berges de l’infini met en scène des descendants des Français et des Premières Nations, notamment la famille Laboucanne dont les générations successives animent les neuf nouvelles du recueil.

L’auteure s’est inspirée de faits réels pour nous présenter des histoires tantôt drôles, tantôt dramatiques, mais toujours écrites avec verve et passion.

De la Guerre de 1812 jusqu’aux conflits récents entourant les droits de pêche, en passant par le mauvais sort qui afflige une famille métisse, on se promène dans le temps et dans l’espace, de 1781 jusqu’à aujourd’hui et du lac Huron jusqu’aux berges de la baie Georgienne.

L’ouvrage inclut une note historique détaillée pour chaque nouvelle et une excellente chronologie d’événements importants pour les Métis des Grands Lacs.

Micheline Marchand, Sur les berges de l’infini, nouvelles, Ottawa, éditions du Vermillon, 2012, 164 pages, 18 $.

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Nous sommes en l’an 2086. L’histoire commence à Toronto qui compte dix millions d’habitants. Alma Laberge et son fils Victor montent dans un ascenseur céleste, puis prennent place dans une navette qui file à dix-huit mille kilomètres à l’heure. Ils arrivent à Houston, dans l’ancien État du Texas, pour une mission humanitaire.

Les États-Unis sont devenus un ensemble anarchique de cités-États où des seigneurs de la guerre se disputent pour étendre leurs territoires et accaparer les ressources, dont celle de l’eau. Ville à sec, Dallas est désespérée, mais enhardie aussi par la mise au point d’une mystérieuse nouvelle arme. Elle décide d’attaquer Houston afin de lui ravir sa précieuse eau.

Pris dans ce conflit sanglant et absurde, Alma et Victor doivent lutter pour leur survie. Ils sont pris dans un univers où, «s’il était possible de recueillir et de boire les larmes, les gens de ce coin foutu du monde seraient riches».

L’écriture des Guerriers de l’eau repose sur une recherche méticuleuse, une trame ingénieuse et une imagination parfois débridée qui devraient plaire aux jeunes lecteurs.

Daniel Marchildon, Les guerriers de l’eau, roman jeunesse, Ottawa, éditions du Vermillon, 2012, 192 pages, 12 $.

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