Road trip au pays de la Nation arc-en-ciel

En famille dans le nord de l'Afrique du Sud

Aurélie Resch et sa fille à Bourke's Luck Potholes.
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L’Afrique du Sud pourrait emprunter au Yukon son slogan «Plus grand que nature», tant son territoire est vaste, son système routier impressionnant et ses paysages gigantesques.

C’est autant cette immensité qui me séduit pour le voyage que le nom donné au pays par l’archevêque anglican Desmond Tutu, prix Nobel de la paix: la Nation arc-en-ciel.

Après la sordide période de l’Apartheid et celle pleine d’espoir au lendemain du Comité de vérité et de réconciliation, j’étais curieuse de revenir prendre le pouls de l’Afrique du Sud qui m’avait tant fascinée lors d’un premier voyage en 2010.

Cette fois, ce sera en famille, dans le nord du pays.

Hommage à Nelson Mandela.

Se perdre au bout du monde

Il y a dans cette pointe australe du continent africain, un sentiment de liberté que confèrent des paysages immenses qui ondoient vers l’infini sous un ciel tour à tour azur et anthracite.

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Impossible de ne pas répondre à l’appel du Blyde River Canyon, dans la province du Mpumalanga.

Troisième plus grand canyon du monde après celui du Colorado et celui de la Namibie, le Blyde River Canyon, long de 26km et profond de 750m en moyenne est un paradis pour les amateurs de panoramas à couper le souffle, les randonneurs et ceux qui aiment se baigner dans les eaux claires des cascades.

Blyde River Canyon.

Au-dessus du vide

Certains admireront montagnes, crevasses et rivière en parapente. Mes enfants préféreront jouer aux cabris sur les falaises, défiant la gravité et se rapprochant au plus près des sensations de vol d’oiseau au-dessus du vide.

Les possibles rencontres avec des serpents et léopards nous retiennent toutefois de nous aventurer trop loin et nous passerons du temps à crapahuter et admirer les différents points de vue possibles depuis les arrêtes rocheuses.

L’harmonie parfaite des fameux rochers «Three Rondavels» qui rappellent les huttes traditionnelles sud-africaines, ainsi que les cascades et admirables sculptures dans la roche de Bourke’s Luck Potholes nous feront oublier les heures.

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Bourke’s Luck Potholes.

Chevauchées

Tout comme nos chevauchées au milieu des zèbres et des impalas au pied des montagnes du Swaziland et nos kilomètres de route avalés entre collines verdoyantes, montagnes argileuses ou granitiques, champs cultivés et forêts replantées.

Les paysages s’étirent à perdre de vue, invitent à l’exploration et à la contemplation, rarement fracturés par un village, un marché ou une douane (à la frontière du Swaziland). Bienvenue dans le monde de l’infiniment grand.

Chevauchée dans le Mlilwane Wildlife Sanctuary.

Découvrir les cultures dans les villages

Les jungles urbaines de Johannesburg et de Pretoria mises de côté, nous appréhendons avec curiosité coutumes, danses, traditions et habitats de plusieurs villages.

C’est dans les villages de Matsamo et de Mantenga en Eswatini (nouveau nom du Swaziland depuis 2018), petit territoire situé à l’est du pays Zoulou, que nous découvrirons les chants et sifflets de villageois, les sonorités profondes des tambours et les danses zouloues avec les fameux lancers de jambes, les pieds parés de bracelets de coquillages pour les femmes, de fourrure pour les hommes.

Fête au village Matsamo.

La vie swazie traditionnelle

On y visite les habitations, apprenant la hiérarchie et l’organisation de la vie swazie traditionnelle (guérisseur, reine-mère, tradition polygame, gestion des habitations et rôle des femmes, des hommes et des jeunes dans la communauté). On y découvre l’artisanat et goûte la cuisine locale.

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Les huttes décorées de formes géométriques et peintes de couleurs vives par les femmes, génération après génération, sont représentatives de la culture Ndebele qui orne bien souvent les catalogues de promotion de l’Afrique du Sud.

Cette architecture particulière, les couvertures et les perles multicolores portées par les femmes distinguent cette culture présente dans le Mpumalanga.

D’autres villages, qui ne sont pas des témoins vivants des traditions passées, nous ont touchés par leur simplicité, leur accueil chaleureux et la vie bouillonnante chez les enfants qui ne demandent qu’à rire et à jouer.

Architecture colorée au village Matsamo.

Partir à la rencontre des animaux

Incontournable d’un voyage en Afrique du Sud: le safari qui permet un rapprochement avec la vie sauvage.

Une journée dans le parc Kruger, nous permettra d’observer dans leur environnement naturel, impalas, zèbres, gnous, girafes, hippopotames, éléphants et lions.

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D’une superficie de 19 485 km², le parc Kruger permet de suivre la faune dans ses heures de chasse (nous sommes arrivés à la fin d’un combat entre une lionne et un porc-épic), ses bains (hippopotames et éléphants), ses siestes (lions, léopards) et son alimentation (girafes).

Des antilopes du Parc Kruger.

Réserves privées

D’autres réserves privées (comme le Mlilwane Wildlife Sanctuary) permettent un contact rapproché avec les animaux en organisant des safaris à pied, en vélo ou à cheval.

On marche ainsi au milieu des phacochères et des antilopes, on observe juste de l’autre côté de la rivière les énormes crocodiles paraissant au soleil et on trotte à cheval parmi les zèbres et les koudous.

Enfin, pour ceux qui aimeraient marcher avec les lions ou les caresser, c’est chose possible au Lion & Safari Park, réserve naturelle entre Pretoria et Johannesburg.

Aurélie Resch au Lion and Safari Park.

Un pays qui demeure sous tension

Notre road trip dans le nord de l’Afrique du Sud nous a également confrontés à une réalité moins lumineuse.

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Celle des terres appartenant aux blancs, exploitées par les blancs, sur lesquelles travaillent les noirs.

Celle de la pauvreté dans laquelle vivent de nombreux Sud-Africains.

Celle d’un taux de chômage estimé à 27% qui entraînent une certaine insécurité: des quartiers de Johannesburg à éviter totalement, la recommandation de ne pas s’arrêter pour demander son chemin, même hors des villes, l’invitation à profiter du jardin intérieur d’un B&B plutôt que de prendre l’air sur le pas de la porte…

Hommage à Nelson Mandela.

Gentillesse et chaleur humaine

Et pourtant. Pourtant tant de gentillesse et de chaleur humaine lors de nos échanges sur les marchés, dans les écoles, dans les villages, avec des professionnels du tourisme.

Sur notre itinéraire, nous n’avons croisé aucun Sud-Africain blanc. Les seuls Occidentaux entr’aperçus étaient des voyageurs dans les hôtels, sur certains sites et au parc Kruger.

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Les Indiens et les Pakistanais tiennent nombre de magasins dans les rues de Pretoria et de Johannesburg…

Les couleurs de la Nation arc-en-ciel désigneraient-elle davantage aujourd’hui «celles des langues et des cultures et non plus celles de la peau», comme le dit Lucie Pagé dans son guide Ulysse Comprendre l’Afrique du Sud?

Marchands d’artisanat au village Matsamo.

Information

Y aller : Air France opère des vols quotidiens de Toronto vers Johannesburg.

Pour organiser votre séjour : l’agence réceptive Africa Times DMC est à l’écoute de vos envies et met son professionnalisme à votre service pour vous organiser un voyage sur mesure.

Fondation Nhlakanipho : pour venir en aide aux enfants démunis du village de Lolamba, Africa Times DMC a créé la Fondation Nhlakanipho qui prend en charge quelques 60 jeunes enfants, orphelins ou dont les parents ne peuvent payer l’école maternelle. Vous pouvez apporter des vêtements, matériels scolaires et jeux, visiter la fondation, passer du temps avec les enfants et soutenir l’initiative lors de votre voyage en Afrique du Sud.

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