Retour de la fougueuse Anne Lamarque dans un second et ultime épisode du roman historique Le Cabaret de la Folleville. Comme dans le premier tome, Josée Mongeau s’intéresse à la frontière poreuse entre licence et vertu, entre convenance et instinct.
L’action du roman se déroule à Ville-Marie (Montréal) et s’étend sur une dizaine d’années à partir de 1675. À l’aube de la trentaine, Anne dirige d’une main de fer son cabaret, son mari, ses amants et ses enfants.
Femme indépendante de corps et d’esprit, au caractère bien trempé, «elle ne se sent vivante que dans le bruit, les rires, l’animation et la satisfaction de savoir ses hôtes repus et heureux», même si cela entraîne parfois des rixes.
Femme exceptionnelle
À une époque où la loi de Dieu et celle des hommes n’autorisent pas les femmes à être autre chose que la fille de, l’épouse de ou la veuve de, Anne demeure l’exception qui sait louvoyer dans les méandres des règles et d’y contrevenir pour éviter d’être maintenue en tutelle.
Ce n’est pas le nom d’Anne qui figure sur le permis de tenir un cabaret, mais bien celui de son mari Charles. «Les femmes ne pouvaient ni gérer, ni négocier, ni emprunter, sauf si elles étaient autorisées par leur mari.»


