Retour au secondaire hybride au Conseil scolaire catholique MonAvenir

Et création d'une école élémentaire virtuelle

L'école secondaire catholique Saint-Frère-André à Toronto, sur Lansdowne au nord de Dundas ouest.
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Dix des treize écoles secondaires du Conseil scolaire catholique MonAvenir, qui était pourtant autorisé à organiser une rentrée scolaire à temps plein dans toutes ses écoles, offriront finalement un modèle hybride.

Le ministère de l’Éducation a approuvé vendredi la demande en ce sens du Conseil MonAvenir, explique le directeur de l’Éducation André Blais dans une lettre aux parents samedi.

Le Conseil laisse entendre qu’il avait besoin de cette «dérogation au statut de non-désignation» pour prendre des mesures de protection sanitaire comparables à celles des conseils scolaires «désignés» (la majorité dans la province).

André Blais

«L’organisation scolaire s’avère un défi pour les plus grosses écoles secondaires du Conseil scolaire catholique MonAvenir», justifie-t-il. De plus, certains parents inquiets auraient pu décider de transférer leurs jeunes d’une école secondaire francophone déconfinée à une école anglaise confinée. «On veut gagner des étudiants, pas en perdre.»

M. Blais remercie les représentants du ministère «de la rapidité avec laquelle ils ont fait l’analyse de notre demande». Le gouvernement avait déjà dit qu’il permettrait à chaque conseil scolaire d’organiser leur rentrée de diverses façons, selon leurs besoins locaux.

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Dix écoles désignées

C’est donc un modèle de fréquentation «adapté» à la crise de la CoViD-19 – cinq jours de cours à distance à chaque dix jours – qui attend, à partir du 8 septembre, les élèves des dix écoles suivantes:

  • Saint-Frère-André au centre-ville de Toronto
  • Monseigneur-de-Charbonnel à North York (Toronto)
  • Père-Philippe-Lamarche à Scarborough (Toronto)
  • Saint-Charles-Garnier à Whitby
  • Renaissance à Aurora
  • Sainte-Famille à Mississauga
  • Sainte-Trinité à Oakville
  • Académie catholique Mère-Teresa à Hamilton
  • Père-René-de-Galinée à Cambridge
  • Saint-Jean-de-Brébeuf à Welland

Les trois écoles suivantes ne sont pas touchées par le changement de désignation, et la fréquentation des élèves y sera planifiée en fonction d’une présence physique à l’école cinq jours par semaine:

  • Nouvelle-Alliance à Barrie
  • Pape-François à Stouffville
  • Monseigneur-Jamot à Peterborough

Comme à travers la province dans tous les conseils, toutes les écoles élémentaires de MonAvenir ouvriront pour tous les élèves, à temps plein.

Masques

Le port du masque sanitaire sera obligatoire pour tous les élèves de la 4e à la 12e année et pour tous les membres du personnel. Les élèves de la maternelle à la 3e année ne seront pas obligés mais auront le droit de porter le masque si ils le veulent.

Les enseignants pourront aussi porter des visières transparentes, et André Blais s’intéresse aux masques dont la partie centrale est transparente pour que les élèves voient la bouche et les expressions du visage de l’enseignant.

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«C’est très important pour des jeunes qui ont différents niveaux de français et pour qui l’expression du visage aide à comprendre les mots des enseignants», précise-t-il en entrevue à l-express.ca.

Une école virtuelle

Par ailleurs, vu le nombre important (11%) de parents qui ont indiqué leur préférence pour l’éducation à distance pour leurs enfants, le Conseil MonAvenir crée une «école virtuelle» pour les élèves de la maternelle à la 8e année. Un site internet spécial lui sera attribué.

Cette école d’environ 1300 élèves sera organisée en deux volets: «préparatoire et primaire» pour la maternelle à la 3e année; «intermédiaire» pour la 4e à la 8e année. Chaque volet sera doté de sa propre direction d’école et de ses propres enseignants, dont les noms seront connus sous peu.

Les enfants prendront part à des classes virtuelles qui regrouperont d’autres élèves du même niveau provenant de partout sur le territoire du Conseil MonAvenir (de Peterborough à Niagara Falls, en passant par Toronto).

«L’assignation des classes suivra une fois qu’on aura pu confirmer la disponibilité et les qualifications du personnel enseignant disponible.» Environ 3% des enseignants ont fourni des raisons valables pour rester à la maison, il faudra donc en affecter d’autres à l’éducation à distance. «C’est toute une gymnastique organisationnelle!»

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Consultations

Avant de prendre ces décisions, M. Blais et les directions des autres conseils scolaires franco-ontariens ont évalué plusieurs modèles proposés par le ministère ou testés ailleurs. Un conseil scolaire de l’Est ontarien, par exemple, a lui aussi créé une école virtuelle.

«Nous avons aussi beaucoup consulté le CAVLFO (Consortium d’apprentissage virtuel de langue française de l’Ontario), qui a fait depuis une dizaine d’années beaucoup de travail afin de mettre en place des solutions virtuelles.»

Les conseils scolaires ont d’ailleurs dénoncé un manque de consultation, de la part du gouvernement de l’Ontario, quand le ministère a confié cet été à TVO et TFO le mandat de coordonner l’éducation à distance et en ligne, comme si le CAVLFO n’existait pas… «TFO va consulter le CAVELFO», commente succinctement M. Blais.

Changer de mode

Selon les directives ministérielles, lit-on dans une première lettre de M. Blais aux parents vendredi, il est possible de demander à ce que son enfant ne suive pas un apprentissage à distance en «synchrone» (en direct avec son enseignant), mais reçoive plutôt une trousse d’apprentissage.

M. Blais ne recommande pas cette option, mais il est forcé de l’offrir et de tenter d’accommoder les parents qui la demanderaient.

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«Une fois que votre enfant aura entamé son année scolaire, celui-ci devra demeurer dans son mode d’apprentissage (conventionnel ou à distance) pour un certain temps», ajoute M. Blais.

Le ministère, en effet, permet aux parents qui garderont leurs enfants à la maison de les retourner à l’école dans le courant de l’année, ou, au contraire, de les retirer de l’école et revenir à l’enseignement à distance.

Au Conseil MonAvenir, on a déjà décidé qu’un tel changement de mode d’apprentissage ne sera possible qu’à trois dates: le 28 septembre, le 9 novembre et le 7 décembre 2020. Et le Conseil se donne 10 jours de marge de manoeuvre pour effectuer le changement.

Rentrée progressive

La rentrée scolaire se déroulera sur quatre jours dans les écoles de MonAvenir, les 8, 9, 10 et 11 septembre. À compter du lundi 14 septembre, on s’attend à ce que tous les élèves soient présents à l’école (physique ou virtuelle).

«On a bien hâte d’accueillir nos élèves», conclut André Blais, qui espère que la crise sanitaire sera résorbée d’ici la fin de 2020, et que toutes les écoles pourront ouvrir à temps plein dès le début de 2021.

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